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[actus_l] 2e Forum International sur la =?ISO-8859-15?Q?Cybercriminalit=E9?=, via zataz.com


http://www.zataz.com/archives/fic2008.html

http://www.zataz.com/news/16745/Piranet--plan-gouvernemental--fic2008.html

2e Forum International sur la Cybercriminalité
Publié le 20-03-2008 à 10:07:51 dans le thème Evènements
Pays : France - Auteur : Damien Bancal

Exclusif : Depuis ce matin, la commune Marcq-en-Baroeul reçoit le second Forum
International sur la Cybercriminalité. Un rendez-vous que ZATAZ.COM est en
train de suivre pour vous.

Premier rendez-vous, Un cyberconflit est-il possible ? La salle est comble,
policiers, gendarmes, entreprises et journalistes ont pris place dans l'une
des salle du complexe de la Cité des rencontres.

Parmi les intervenants, Laurence IFRAH, Criminologue, Chercheur et intervenant
au DRMCC, Université de Paris II (Paris). Pour cette chercheuse, une
cyber-attaque comme celle qu'aurait pu vivre les USA, voilà quelques mois, n'a
pu être effectuée que par un groupe très organisé, "Au moins 20 personnes,
très techniques et aidées par au moins une dizaine de petites mains (...) Il a
fallut, au moins, 6 mois de préparation." De son côté, Dmitri RUDAKOV,
Officier de police, Direction de la police criminelle, coopération
internationale et criminalité numérique (Tallinn) indique qu'il faut une vraie
réceptivité, rapidité aux polices pour tenter de contrer carrer ces attaques.
"Pour le moment nous avons que des assaillants. Qu'ils n'oublient pas (les
pirates, NDR) que nous avons les mêmes armes qu'eux" confirme Jean-Paul PINTE,
Docteur en information scientifique et technique, Maître de conférences,
Expert en veille et intelligence compétitive à l'université catholique. "Des
attaques que l'Allemagne a bien voulu commenter, indique Laurence IFRAH, Par
exemple 170 gigas de données qui allaient être volées ont pu être bloqués lors
des attaques chinoises". Durant ce premier débat, un retour sur le groupe RBN.
"Ils sont clairement aidés par le Kremlin" confiaient les participants. En
attendant, le 2 avril, l'Otan va signer une convention afin de lutter contre
la cybercriminalité.

Piranet, plan gouvernemental

Sous le signe du secret d'Etat nous avons appris l'existence du plan Piranet.
Mission de ce plan, agir contre les actes de terrorisme numérique. Comme pour
Vigie Pirate, Piranet a pour mission de protéger les citoyens et les
entreprises françaises. Actions stratégiques pour protéger les systèmes vitaux
d'entreprises, énergies, ... Piranet a pour mission de permettre une réaction
rapide et efficace de la nation : vigilance, prévention et action. Piranet est
contrôlé par le Secrétariat de la Défense Nationale.

http://www.zataz.com/news/16746/Intervention-de-Michele-Alliot-Marie--Ministre-de-Interieur--de-Outre-Mer-et-des-Collectivites-Territoriales-lors-du-2e-Forum-International-sur-la-Cybercriminalite.html

Exclusif : Intervention de Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, de
l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales lors du 2ème Forum
International sur la Cybercriminalité.

« Ce deuxième forum international contribuera, j'en suis sûre, à une meilleure
connaissance de ce phénomène complexe qu'est la cybercriminalité, pour mieux
agir ensemble (...) Face aux nouvelles menaces pesant sur l'espace numérique,
nous devons adapter notre action dans la volonté de protection. Les
terroristes utilisent Internet pour diffuser des modes d'emplois d'explosifs
ou pour pirater des sites stratégiques (...) La cybercriminalité vise aussi la
sécurité économique de notre pays. »

« Ensemble un espace numérique plus sûr (...) La lutte suppose une chaîne
d'acteurs. Elle implique la Police et la Gendarmerie, mais aussi entreprises,
fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs, les opérateurs, les
associations, les familles. (...) Une commission nationale de déontologie des
services de communication au public en ligne réunira les pouvoirs publics, les
opérateurs, les associations d'usagers (...) La seconde exigence, moderniser
nos méthodes pour nous mettre en phase avec les pratiques contemporaines de la
cybercriminalité. (...) Je souhaite dans le cadre de procédure judiciaire,
faciliter l'identification des utilisateurs d'Internet, en précisant les
modalités de géolocalisation. La future Loi de Programmation et de
Performances pour la Sécurité Intérieur (LOPPSI) créera un délit d'usurpation
d'identité sur Internet ». Une loi qui punira le pirate d'un an de prison et
15.000 euros d'amende. Cette loi autorisera, sous le contrôle du juge, la
captation des données numériques se trouvant sur un ordinateur ou transitant
par lui. « J'entends profiter, explique la Ministre, de la présidence
française de l'Union Européenne pour proposer la mise en place d'accords
internationaux permettant de procéder à la perquisition à distance
informatique sans autorisation préalable systématique du pays hôte du serveur.
»

http://www.zataz.com/news/16747/FIC2008--Arash-DERAMBARSH-est-venu-parler-au-nom-de-Facebook-France.html

Forum International sur la cybercriminalité, partie III

Exclusif : Un invité particulier lors de la conférence sur la lutte contre la
cyber-pédopornographie : propositions concrètes. Arash DERAMBARSH est venu
parler au nom de... Facebook France.

3ème débat lors du FIC2008, La lutte contre la cyber-pédopornographie :
propositions concrètes. Parmi les intervenants, Serge GARDE (Innocence en
danger). Victor ANDONI (Inspecteur de police, Inspectorat général de la
police, Direction générale de lutte contre la criminalité organisée - Brigade
de Cluj-Napoca) et... Arash DERAMBARSH, que le programme du FIC 2008 présente
comme Directeur d'édition, Présidente actuelle et temporaire de Facebook. Pour
rappel, Arash DERAMBARSH, s'est auto proclamé Président de Facebook France. Le
Forum International sur la cybersécurité ne semble pas être au courant... Même
le service de presse du Ministère de l'Intérieur et son responsable de
communication présentant Arash DERAMBARSH comme "quelqu'un de très important
(...) ayant des entrées dans les Ministères. Président de Facebook ce n'est
pas rien" confiait ce responsable de communication.

Ce n'est pas rien, effectivement ! Lire un des nombreux articles sur ce faux
président de Facebook, auto proclamé (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9). Un
débat modéré par Homayra SELLIER, Présidente et fondatrice de l'association «
Innocence en danger ». Nous avons poser la question aux organisateurs pour
savoir qui avait invité le président auto proclamé de Facebook France.
Particulièrement gêné, un responsable de l'organisation nous avouera avoir eu
l'information après le débat !

[+++ voir les messages postés en commentaire, ou la suite du harcèlement de
ceux qui critiquent Mr Derambarsh]

http://www.zataz.com/news/16748/FIC2008--cyber-pedopornographie.html

Forum International sur la Cybercriminalité 2008, 4ème partie

Exclusif: Deux conférences sur la Pédopornographie. La première, le danger sur
le Net et la seconde Lutte contre la cyber-pédopornographie avec de soit
disant proposition concrète.

La premiére conférence "Pédopornographie, le danger sur le net" était proposé
avec Homayra SELLIER, Présidente et fondatrice de l'association « Innocence en
danger »; Dahlia KOWNATOR, Déléguée générale de l'Association française des
fournisseurs d'accès Internet (AFA). Richard TROY, Fonctionnaire de la
Grande-Bretagne à la Commission européenne Justice, Liberté et Sécurité, lutte
contre la criminalité organisée, Luc BEIRENS, Commissaire divisionnaire, Chef
de service de la Fédéral computer crime unit (FCCU); Nicola PIZZO, enquêteur
de la plate-forme nationale de signalements de contenus illicites sur
Internet, Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies
de l'information et de la communication (OCLCTIC); Chef d'escadron Alain
PERMINGEAT, Adjoint du chef de la division « Lutte contre la cybercriminalité
» au Service technique de recherches judiciaires et de documentation de la
gendarmerie nationale (STRJD). Inintéressante rencontre sur ce danger qui
prend une ampleur dramatique avec L Internet. "Nous avons eu 15.000
recensements de cas", confiait le représentant de l'OCLCTIC.

"Il est très difficile de filtrer, de contrer les pédophiles sur Internet, va
exprimer Homayra Sellier, une collaboration entre les FAI, justice et force de
l'ordre est necessaire. En Allemagne, par exemple, la collaboration est
simplifiée. Nous avons pu faire arrêter 700 personnes dans une opération de
police. Chose difficile à orchestrer en France." Un commentaire qui aura
soulevé quelques sourires dans l'assistance. "En France, confiait un policier
dans la salle, Nous sommes capable d'agir de la sorte. Il faut juste que les
FAI collaborent un peu mieux. Le conflit d'intérêt entre les FAI et nous ne
cesse de nous mettre des bâtons dans les roues."

 
Premiere conference sur la pedophilie sur la toile

La seconde conférence traitait des propositions concrètes pour lutter contre
la cyber-pédopornographie. Au micro, Serge GARDE, Innocence en danger. M.
Victor ANDONI, Inspecteur de police, Inspectorat général de la police,
Direction générale de lutte contre la criminalité organisée - Brigade de
Cluj-Napoca et... Mr Arash DERAMBARSH, qui se présentait, comme le président
de Facebook France. Pour rappel, il s'est auto proclamé  président de
Facebook. Ce dernier va expliquer comment Facebook protège ses membres.
Comment il faut sécuriser les internautes. "Je suis contre le fichage
commerciale, expliquait-il, Je suis pour une liberté totale sur Internet mais
avec des restrictions". Commentaire qui a fait réagir plusieurs professionnels
au point que certains vont quitter la salle. "Il faut responsabiliser les
internautes et leur donner une plaque d'immatriculation comme pour les
conducteurs de voitures." va surenchérir l'invité, incapable de répondre, par
exemple, aux nouveautés sécurités que Facebook met en place (nouvelles options
dans les profils afin de permettre un meilleur contrôle des données sociales;
une liste verte des vraies amis, NDR); de répondre à un gendarme sur le cas
français de Facebook.

Nous vous passerons le pamphlet sur le système Échelon, les grandes oreilles
de la NSA, qui pourrait servir à traquer les pédophiles. Une idée que Serge
GARDE a proposé pour tenter de contrer les pédophiles. A noter que ce dernier
va sortir, en avril prochain, un livre aux Editions Cherche Midi sur le thème
des enfants et Internet. L'idée d'Echelon "Un grand fantasme que ce système"
expirmait un ancien policier à l'assistance.

Ecrit par Mlissa le 21.03.2008 à 00h27  : 

Je vous la récapitule en vous citant Monsieur Derambarsh:

"Aujoud'hui, la responsabilité pése sur l'ordinateur. La détection du
reponsable en matière de cyber-délinquance ou de cybercriminalité est
détectable grâce au numéro IP de l'ordinateur ou demande d'information au
serveur.

Néanmoins, l'utilisation d'un logiciel rendant le numéro IP indétectable ("IP
fantôme") ou l'utilisation d'internet dans un cyber-café rend l'enquête
quasi-impossible et conduit systématiquement à l'irresponsabilité du
cyber-délinquant ou du cyber-criminel.

Je souhaite porter la responsabilité sur l'utilisateur.

En reprenant le nouveau principe de l'immatriculation pour les véhicules
(réforme législatif qui entre en vigueur dès 2009 pour l'immatriculation à vie
pour le conducteur afin d'éviter toutes sortes d'usurpation de plaques ou de
fraudes), je souhaite que l'utilisateur de l'internet puisse être détecté de
la même façon. Une détection préalable, avec par exemple un mot de passe
personnel et rendant responsable directement l'utilisateur à chaque connexion.
Prenons l'exemple de l'utilisateur du site de Meetic qui est détecté
préalablement via sa carte bancaire.

Toutefois, il faut appliquer à cette proposition quatre gardes fous
impérativement: 1) Pas de fichage commercial
2) Pas de fichage portant atteinte aux libertés individuelles et aux libertés
fondamentales (cloisonnement, indépendance et confidentialité de ce fichier)
3) Une super CNIL européenne indépendante, autonome et émancipée de tout
intêrêt politique ou financier. 4) Détection et recherche dans ce fichier
uniquement sur autorisation de 3 magistrats.

Grâce à cette proposition:
Plus de télechargement illégal, détection rapide des internautes qui insultent
et diffament, plus d'usurpation d'identité, éradication rapide des groupes
mafieux, etc..."

http://www.zataz.com/news/16750/Manipulation--agression-non-technique--le-social-engineering.html

Forum International sur la Cybercriminalité 2008, 5ème partie

Manipulation et agression non technique : le social engineering. Un débat sur
les méthodes qu'exploitent les pirates pour s'introduire dans un serveur,
voler des informations, ... FIC 2008

Cinquième débat passionnant, lors du FIC2008, sur le thème du social
engineering (SE). L'utilisation de la peur ou de la sympathie, de la
méconnaissance des cibles. Bref, toutes les méthodes employées par un pirate
pour tenter d'intercepter des données qui lui permettront d'agir. "Une
véritable opération de manipulation, explique Danielle Kaminsky, Chercheur en
cybercriminalité, contributrice au travaux cybercriminalité du Club de la
sécurité de l'information français (CLUSIF), Un excellent vendeur que ce
pirate".

Une technique de vente, le social engineering ? "Oui, clairement, confiait
Pascal Lointier, Président du CLUSIF, Il suffit au pirate de mettre en
confiance sa cible". Paul GRASSART, Consultant AGERIS Group, membre du CLUSIF
confirme le fait "Le SE permet d'intercepter des informations sur le long
terme, l'information recherchée et noyée dans une propos global". "Il est très
simple de faire peur, indiquait Danielle Kaminsky, les exemples sont nombreux
comme ce faux courriel de la police qui demandait des informations
d'internautes. Les pirates jouent sur la peur. Ils profitent de cette
soumission à l'autorité". FIC 2008

Le danger semble être partout dans l'entreprise, du service d'assistance
technique à la secrétaire en passant par le réceptionniste. "Il faut une
éducation claire, indique L'adjudant Cassel (Le gendarme de l'affaire
Utopie59, NDR) Nous avons des cas ou les pirates ont pu avoir les mots de
passe d'un serveur via un simple coup de téléphone. Les gens ne sont pas assez
méfiant !" Paul Grassart préconise que les entreprises, surtout les PME, PMI,
doivent choisir un référent qui pourra parler de la société "Faux journaliste,
faux institut de sondage, il faut être très prudent ! La formation est une
obligation sur les comportements de vigilenace à suivre. La menace humaine
n'est pas encore bien comprise par les entreprises".

http://www.zataz.com/news/16757/fic2008--interview-Substitut-du-procureur-du-roi-a-Tournai.html

Forum International sur la Cybercriminalité, VIème partie

Rencontre avec Christophe Reineson, Substitut du procureur du Roi de Tournai.
De plus en plus d'affaires liées à la cybercriminalité lui arrivent sur son
bureau.

C'est lors du 2ème Forum International sur la Cybercriminalité, organisé à
Marcq-en-Baroeul par la Gendarmerie Nationale, LUCI Nord et l'Union
Européenne, que nous avons rencontré Christophe Reineson, Substitut du
procureur du Roi de Tournai, en Belgique. Un homme de loi qui croise de plus
en plus d'affaires liées à la cybercriminalité. Interview.

Pourquoi votre présence lors du FIC 2008 ?

L'intérêt est grandissant sur le sujet des crimes et délits informatiques. Il
est très important que nous puissions découvrir ce qui se passe à l'étranger.
Le problème est mondial. Les affaires sont de plus en plus nombreuses.

Vous traitez beaucoup d'affaires dans votre région de Tournai ?

Oui ! Nous en avons de deux types. Les crimes et délits dans le monde réel.
Les délinquants exploitent l'Internet, par exemple, pour agir. Nous avons
énormément de cas d'acheteurs sur eBay ne recevant pas les produits acquis
alors qu'ils ont payé. Le second cas, un délit ou crime n'ayant lieu que sur
la toile. Le piratage de site, ... Nous avons aussi de plus en plus d'affaires
de contrefaçons de film, musique, ...

Les internautes, futures victimes potentielles ?

Il est très difficile aujourd'hui de dire – moi, je ne risque rien –. J'ai
souvenir du cas d'une dame qui souhaitait vendre son automobile sur Internet.
Un acheteur potentiel l'a contacté. Elle a eu des doutes et n'a pas souhaité
continuer la transaction. Pourtant elle a continué à converser avec son
interlocuteur. Quelques semaines plus tard, il lui vendait un enfant. Elle va
payer plusieurs milliers d'euros. Bien évidement pas d'enfant à vendre. Elle
va déposer plainte et m'expliquer qu'elle s'était fait avoir. Escroquer
quelqu'un sur Internet est très simple. Les défenses tombent plus rapidement
que dans la vie réelle. ¾ des escroqueries peuvent être évitées. Faut-il que
les internautes s'éduquent en peu.

Lors du FIC2008, deux débats sur la pédophilie et Internet. Vous traitez de
beaucoup de cas de Pédopornographie ?

Oui, et des cas terriblement douloureux ! Dernièrement, un papa qui filmait
ses enfants pour ensuite les mettre sur la toile ? De très, très jeunes
enfants.

Comment faites-vous pour ne pas craquer face à de tels documents ?

Il y a des fois ou cela est difficile. Heureusement, j'ai une excellente vie
de famille. Des collègues, aussi, avec qui je partage mes doutes et mes
colères. Mais le travail, reste le travail. Nous n'avons malheureusement pas
de cellule d'accompagnement comme pour les policiers.

La Federal Computer Crime Unit communique beaucoup sur les problématiques de
la cyberdélinquance. Important de communiquer ?

Oui ! Éduquer le public est aussi la mission de la police. Prévenir les
dangers. Depuis 2007, la priorité a été mise sur la lutte contre la
contrefaçon. Il est important d'expliquer aux gens les danger de ce genre de
trafic. Les risques face aux phishings, ... ne sont pas à prendre non plus à
la légère. Voilà pourquoi il est très important de communiquer.

Un pirate informatique, en Belgique, ne risque pourtant pas grand chose.

C'est un fait. Dans le cas d'un defacement (modification d'un page web), il
faut déjà qu'il puisse être identifié, puis arrêté. Il risque dans le pire des
cas de la prison avec sursit, une forte amende. Je n'ai jamais eu encore ce
type de dossier sur mon bureau.

http://www.zataz.com/news/16760/Forum-International-sur-la-Cybercriminalite--fic2008--FIC--bot--cyberdelinquant.html

Forum International sur la Cybercriminalité, 7ème et dernière partie

Le portrait du cyberdéliquant et les bots, deux ateliers du Forum
International sur la Cybercriminalité 2008.

Jeudi après-midi, le Forum International sur la Cybercriminalité (FIC2008) a
proposé, entre autres, deux ateliers particulièrement intéressant de par leurs
contenus, mais aussi et surtout de part leurs intervenants. Pour le premier
atelier, celui du Portrait du cyberdéliquant, Marjolein DELPLACE, Analyste
stratégique à la direction économique et financière, détachée à la Fédéral
computer crime unit (FCCU) ; Dmitri RUDAKOV, Officier de police, Direction de
la police criminelle, coopération internationale et criminalité numérique
(Tallin) ; Mihai UNGUREANU, Sous-commissaire de police, Inspectorat général de
la police, Direction générale de lutte contre la criminalité organisée,
Service central de lutte contre la Cybercriminalité (Bucarest) ; Le Commandant
Georges de SOUQUAL, Officier de police à l'échelon fonctionnel à l'Office
central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information
et de la communication (OCLCTIC) ; Jean-Paul PINTE, Docteur en information
scientifique et technique, Maître de conférences, Expert en veille et
intelligence compétitive à l'université catholique de Lille et Daniel VENTRE,
Ingénieur au CNRS, Secrétaire général du GERN, Chargé de cours ENST Paris,
Membre de l'AILCC. A noter que cette conférence a été modérée par la
rédactrice en chef de Mag-Securs, Sylvaine Luckx. Mission de cet atelier,
tenter de faire un portrait robot du cyberdéliquant, chose particulièrement
difficile à première vue. « Il n'y a pas de portrait type, va confier Le
Commandant Georges de SOUQUAL, mais les cyberdéliquants se retrouvent dans des
domaines clairement définis. Des domaines récupérés par des groupes criminels.
Il est difficile d'en tracer un portrait robot. » Des cyberdéliquants que ces
experts ont indiqué être particulièrement sollicités par le crime organisé,
d'ailleurs Sylvaine Luckx rappelait qu'aujourd'hui le piratage pouvait
rapporter plus que le trafic de drogue. Pour Jean-Paul PINTE, deux grandes
catégories chez les cyberdéliquants : L'acteur d'un crime conventionnel
utilisant l'informatique et l'acteur visant l'intégrité directe d'un système «
Les seconds se plaisent, vivent, existent grâce aux numériques et à l'Internet
». Pour ce docteur en informatique découle ensuite : « Le hacker, le
script-kiddie et le cracker (,...) Dans le premier cas, des white hat, une
communauté qui aide, lisible et visible. Pour le second cas, le bas de gamme,
souvent des irresponsables face à leurs actes. Dernier cas, les crackers, les
black hats, ils veulent gagner de l'argent. »

 
Mihai UNGUREANU, Dmitri RUDAKOV, Georges de SOUQUAL

Pour Marjolein DELPLACE, de la FCCU, la liste peut se peaufiner en
sous-groupes. « Pour les Script-kiddies, confiait-elle, ils peuvent provoquer
des dégâts considérables. Nous avons eu le cas d'un adolescent de 14 ans qui
bloqué un FAI. Nous avons découvert qu'il utilisait un logiciel à la demande
d'un concurrent qui lui payait en contre partie sa connexion à Internet ».
Deuxième peaufinement de l'analyste stratégique à la direction économique et
financière belge, les pirates interne et externe, « Les – internes – veulent
se venger de leur société, lui voler ses informations. Ils agissent de
l'intérieur. Nous avons eu le cas d'un gestionnaire de système qui dérobait
les cartes bancaires des clients de son employeur. Il avait des dettes de jeu.
Pour rembourser, son créancier lui avait proposé de voler des données
bancaires. » Pour le cas des pirates externes, Marjolein DELPLACE a confirmé
le fait qu'ils vendaient de plus en plus leurs services. « Ils ne fonctionnent
dans un environnement de hiérarchie. Ils sont plutôt sous forme de petite
cellules ».

Pour les deux policiers venues des pays de l'Est – leurs – pirates ont des
besoins encore plus marqués « Nous avons ceux qui agissent pour réussir une
attaque. Ils vont peut-être voler des données, mais pas s'en servir. Juste
montrer qu'ils sont les meilleurs. Ils ont entre 20 et 30 ans. Des solitaires
» Explique Mihai UNGUREANU. Pour Dmitri RUDAKOV, même typologie « Les autres
veulent gagner de l'argent. Fausse vente sur eBay, phishing, chantage. Ils
sont dans des groupes parfaitement organisés. Des groupes criminels qui
officiaient dans la rue. Avec le numérique, ils se sont aussi orientés vers de
nouvelles cibles.  Des groupes qui ont un chef, des structures, de l'argent.
Ils exploitent des techniciens, des petites mains qui vont retirer l'argent.»
Bref, les pirates romantiques sont de plus en plus rare.

« Pour la cyberdéliquance visant les cartes bancaires, va prendre comme
exemple le Commandant Georges de SOUQUAL, nous avons eu une affaire ou le
pirate commercialisait des informations bancaires volées entre 10 et 150
dollars. Pertes potentielles, 2 millions d'euros. Le vendeur aurait touché 10
% de cette somme ». A un tel tarif, on comprend rapidement que les groupes
criminels s'intéressent de très prêt à l'informatique. « Nous avons des
partenariats précis et efficace, confirme l'officier de l'OCLCTIC, Un officier
de liaison Roumain a été reçu  à l'Office, la coopération est fondamentale »
La police Roumaine a d'ailleurs mis en place d'autres partenariats comme les
polices espagnoles, Allemandes ou encore l'Italiennes.

Capitaine Frédéric GaudreauBotnet, spam : fléaux pour l'entreprise

Le seconde atelier traité des botnets, ces fameux petits robots informatiques
qui pullulent sur la toile. Participaient à ce rendez-vous, le Capitaine
Frédéric GAUDREAU, représentant de la Sûreté du Québec; Laurent HESLAULT, CTO
Security Symantec SAS; Franck VEYSSET, Membre du Club de la sécurité de
l'information français (CLUSIF), Expert senior Orange Labs et Chet HOSMER,
CEO, WetStone Technologies Inc – Cortland. Nous nous attarderons surtout sur
le Capitaine Gaudreau. Nous parlions de ce policier, en février dernier dans
une affaire ayant permis à la Sûreté du Québec de mettre la main sur 17
pirates informatiques « Ils contrôlaient des centaines de machines à distance,
va-t-il nous confirmer, Depuis deux ans, nous avons une action pro active face
à la cybercriminalité. Nous n'attendons plus, nous infiltrons les réseaux de
hackers. » Pour l'affaire des 17 pirates, l'enquête et l'infiltration auront
durée 1 ½ « Des réseaux qui ne sont pas mafieux, juste des opportunistes, qui
se partagent de l'information via des forums. Ils avaient accès à des dizaines
de milliers d'informations privées sauvegardées dans les ordinateurs qu'ils
avaient piratés.» Bref, les zombies sont parmis nous et ils sont loin d'être
morts !


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