26 Mar 08:40
[actus_l] 2e Forum International sur la =?ISO-8859-15?Q?Cybercriminalit=E9?=, via zataz.com
From: Bb! <bigband@...>
Subject: [actus_l] 2e Forum International sur la =?ISO-8859-15?Q?Cybercriminalit=E9?=, via zataz.com
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-03-26 07:43:27 GMT
Expires: This article expires on 2008-04-09
Subject: [actus_l] 2e Forum International sur la =?ISO-8859-15?Q?Cybercriminalit=E9?=, via zataz.com
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-03-26 07:43:27 GMT
Expires: This article expires on 2008-04-09
http://www.zataz.com/archives/fic2008.html http://www.zataz.com/news/16745/Piranet--plan-gouvernemental--fic2008.html 2e Forum International sur la Cybercriminalité Publié le 20-03-2008 à 10:07:51 dans le thème Evènements Pays : France - Auteur : Damien Bancal Exclusif : Depuis ce matin, la commune Marcq-en-Baroeul reçoit le second Forum International sur la Cybercriminalité. Un rendez-vous que ZATAZ.COM est en train de suivre pour vous. Premier rendez-vous, Un cyberconflit est-il possible ? La salle est comble, policiers, gendarmes, entreprises et journalistes ont pris place dans l'une des salle du complexe de la Cité des rencontres. Parmi les intervenants, Laurence IFRAH, Criminologue, Chercheur et intervenant au DRMCC, Université de Paris II (Paris). Pour cette chercheuse, une cyber-attaque comme celle qu'aurait pu vivre les USA, voilà quelques mois, n'a pu être effectuée que par un groupe très organisé, "Au moins 20 personnes, très techniques et aidées par au moins une dizaine de petites mains (...) Il a fallut, au moins, 6 mois de préparation." De son côté, Dmitri RUDAKOV, Officier de police, Direction de la police criminelle, coopération internationale et criminalité numérique (Tallinn) indique qu'il faut une vraie réceptivité, rapidité aux polices pour tenter de contrer carrer ces attaques. "Pour le moment nous avons que des assaillants. Qu'ils n'oublient pas (les pirates, NDR) que nous avons les mêmes armes qu'eux" confirme Jean-Paul PINTE, Docteur en information scientifique et technique, Maître de conférences, Expert en veille et intelligence compétitive à l'université catholique. "Des attaques que l'Allemagne a bien voulu commenter, indique Laurence IFRAH, Par exemple 170 gigas de données qui allaient être volées ont pu être bloqués lors des attaques chinoises". Durant ce premier débat, un retour sur le groupe RBN. "Ils sont clairement aidés par le Kremlin" confiaient les participants. En attendant, le 2 avril, l'Otan va signer une convention afin de lutter contre la cybercriminalité. Piranet, plan gouvernemental Sous le signe du secret d'Etat nous avons appris l'existence du plan Piranet. Mission de ce plan, agir contre les actes de terrorisme numérique. Comme pour Vigie Pirate, Piranet a pour mission de protéger les citoyens et les entreprises françaises. Actions stratégiques pour protéger les systèmes vitaux d'entreprises, énergies, ... Piranet a pour mission de permettre une réaction rapide et efficace de la nation : vigilance, prévention et action. Piranet est contrôlé par le Secrétariat de la Défense Nationale. http://www.zataz.com/news/16746/Intervention-de-Michele-Alliot-Marie--Ministre-de-Interieur--de-Outre-Mer-et-des-Collectivites-Territoriales-lors-du-2e-Forum-International-sur-la-Cybercriminalite.html Exclusif : Intervention de Michèle Alliot-Marie, Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-Mer et des Collectivités Territoriales lors du 2ème Forum International sur la Cybercriminalité. « Ce deuxième forum international contribuera, j'en suis sûre, à une meilleure connaissance de ce phénomène complexe qu'est la cybercriminalité, pour mieux agir ensemble (...) Face aux nouvelles menaces pesant sur l'espace numérique, nous devons adapter notre action dans la volonté de protection. Les terroristes utilisent Internet pour diffuser des modes d'emplois d'explosifs ou pour pirater des sites stratégiques (...) La cybercriminalité vise aussi la sécurité économique de notre pays. » « Ensemble un espace numérique plus sûr (...) La lutte suppose une chaîne d'acteurs. Elle implique la Police et la Gendarmerie, mais aussi entreprises, fournisseurs d'accès à Internet, les hébergeurs, les opérateurs, les associations, les familles. (...) Une commission nationale de déontologie des services de communication au public en ligne réunira les pouvoirs publics, les opérateurs, les associations d'usagers (...) La seconde exigence, moderniser nos méthodes pour nous mettre en phase avec les pratiques contemporaines de la cybercriminalité. (...) Je souhaite dans le cadre de procédure judiciaire, faciliter l'identification des utilisateurs d'Internet, en précisant les modalités de géolocalisation. La future Loi de Programmation et de Performances pour la Sécurité Intérieur (LOPPSI) créera un délit d'usurpation d'identité sur Internet ». Une loi qui punira le pirate d'un an de prison et 15.000 euros d'amende. Cette loi autorisera, sous le contrôle du juge, la captation des données numériques se trouvant sur un ordinateur ou transitant par lui. « J'entends profiter, explique la Ministre, de la présidence française de l'Union Européenne pour proposer la mise en place d'accords internationaux permettant de procéder à la perquisition à distance informatique sans autorisation préalable systématique du pays hôte du serveur. » http://www.zataz.com/news/16747/FIC2008--Arash-DERAMBARSH-est-venu-parler-au-nom-de-Facebook-France.html Forum International sur la cybercriminalité, partie III Exclusif : Un invité particulier lors de la conférence sur la lutte contre la cyber-pédopornographie : propositions concrètes. Arash DERAMBARSH est venu parler au nom de... Facebook France. 3ème débat lors du FIC2008, La lutte contre la cyber-pédopornographie : propositions concrètes. Parmi les intervenants, Serge GARDE (Innocence en danger). Victor ANDONI (Inspecteur de police, Inspectorat général de la police, Direction générale de lutte contre la criminalité organisée - Brigade de Cluj-Napoca) et... Arash DERAMBARSH, que le programme du FIC 2008 présente comme Directeur d'édition, Présidente actuelle et temporaire de Facebook. Pour rappel, Arash DERAMBARSH, s'est auto proclamé Président de Facebook France. Le Forum International sur la cybersécurité ne semble pas être au courant... Même le service de presse du Ministère de l'Intérieur et son responsable de communication présentant Arash DERAMBARSH comme "quelqu'un de très important (...) ayant des entrées dans les Ministères. Président de Facebook ce n'est pas rien" confiait ce responsable de communication. Ce n'est pas rien, effectivement ! Lire un des nombreux articles sur ce faux président de Facebook, auto proclamé (1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9). Un débat modéré par Homayra SELLIER, Présidente et fondatrice de l'association « Innocence en danger ». Nous avons poser la question aux organisateurs pour savoir qui avait invité le président auto proclamé de Facebook France. Particulièrement gêné, un responsable de l'organisation nous avouera avoir eu l'information après le débat ! [+++ voir les messages postés en commentaire, ou la suite du harcèlement de ceux qui critiquent Mr Derambarsh] http://www.zataz.com/news/16748/FIC2008--cyber-pedopornographie.html Forum International sur la Cybercriminalité 2008, 4ème partie Exclusif: Deux conférences sur la Pédopornographie. La première, le danger sur le Net et la seconde Lutte contre la cyber-pédopornographie avec de soit disant proposition concrète. La premiére conférence "Pédopornographie, le danger sur le net" était proposé avec Homayra SELLIER, Présidente et fondatrice de l'association « Innocence en danger »; Dahlia KOWNATOR, Déléguée générale de l'Association française des fournisseurs d'accès Internet (AFA). Richard TROY, Fonctionnaire de la Grande-Bretagne à la Commission européenne Justice, Liberté et Sécurité, lutte contre la criminalité organisée, Luc BEIRENS, Commissaire divisionnaire, Chef de service de la Fédéral computer crime unit (FCCU); Nicola PIZZO, enquêteur de la plate-forme nationale de signalements de contenus illicites sur Internet, Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC); Chef d'escadron Alain PERMINGEAT, Adjoint du chef de la division « Lutte contre la cybercriminalité » au Service technique de recherches judiciaires et de documentation de la gendarmerie nationale (STRJD). Inintéressante rencontre sur ce danger qui prend une ampleur dramatique avec L Internet. "Nous avons eu 15.000 recensements de cas", confiait le représentant de l'OCLCTIC. "Il est très difficile de filtrer, de contrer les pédophiles sur Internet, va exprimer Homayra Sellier, une collaboration entre les FAI, justice et force de l'ordre est necessaire. En Allemagne, par exemple, la collaboration est simplifiée. Nous avons pu faire arrêter 700 personnes dans une opération de police. Chose difficile à orchestrer en France." Un commentaire qui aura soulevé quelques sourires dans l'assistance. "En France, confiait un policier dans la salle, Nous sommes capable d'agir de la sorte. Il faut juste que les FAI collaborent un peu mieux. Le conflit d'intérêt entre les FAI et nous ne cesse de nous mettre des bâtons dans les roues." Premiere conference sur la pedophilie sur la toile La seconde conférence traitait des propositions concrètes pour lutter contre la cyber-pédopornographie. Au micro, Serge GARDE, Innocence en danger. M. Victor ANDONI, Inspecteur de police, Inspectorat général de la police, Direction générale de lutte contre la criminalité organisée - Brigade de Cluj-Napoca et... Mr Arash DERAMBARSH, qui se présentait, comme le président de Facebook France. Pour rappel, il s'est auto proclamé président de Facebook. Ce dernier va expliquer comment Facebook protège ses membres. Comment il faut sécuriser les internautes. "Je suis contre le fichage commerciale, expliquait-il, Je suis pour une liberté totale sur Internet mais avec des restrictions". Commentaire qui a fait réagir plusieurs professionnels au point que certains vont quitter la salle. "Il faut responsabiliser les internautes et leur donner une plaque d'immatriculation comme pour les conducteurs de voitures." va surenchérir l'invité, incapable de répondre, par exemple, aux nouveautés sécurités que Facebook met en place (nouvelles options dans les profils afin de permettre un meilleur contrôle des données sociales; une liste verte des vraies amis, NDR); de répondre à un gendarme sur le cas français de Facebook. Nous vous passerons le pamphlet sur le système Échelon, les grandes oreilles de la NSA, qui pourrait servir à traquer les pédophiles. Une idée que Serge GARDE a proposé pour tenter de contrer les pédophiles. A noter que ce dernier va sortir, en avril prochain, un livre aux Editions Cherche Midi sur le thème des enfants et Internet. L'idée d'Echelon "Un grand fantasme que ce système" expirmait un ancien policier à l'assistance. Ecrit par Mlissa le 21.03.2008 à 00h27 : Je vous la récapitule en vous citant Monsieur Derambarsh: "Aujoud'hui, la responsabilité pése sur l'ordinateur. La détection du reponsable en matière de cyber-délinquance ou de cybercriminalité est détectable grâce au numéro IP de l'ordinateur ou demande d'information au serveur. Néanmoins, l'utilisation d'un logiciel rendant le numéro IP indétectable ("IP fantôme") ou l'utilisation d'internet dans un cyber-café rend l'enquête quasi-impossible et conduit systématiquement à l'irresponsabilité du cyber-délinquant ou du cyber-criminel. Je souhaite porter la responsabilité sur l'utilisateur. En reprenant le nouveau principe de l'immatriculation pour les véhicules (réforme législatif qui entre en vigueur dès 2009 pour l'immatriculation à vie pour le conducteur afin d'éviter toutes sortes d'usurpation de plaques ou de fraudes), je souhaite que l'utilisateur de l'internet puisse être détecté de la même façon. Une détection préalable, avec par exemple un mot de passe personnel et rendant responsable directement l'utilisateur à chaque connexion. Prenons l'exemple de l'utilisateur du site de Meetic qui est détecté préalablement via sa carte bancaire. Toutefois, il faut appliquer à cette proposition quatre gardes fous impérativement: 1) Pas de fichage commercial 2) Pas de fichage portant atteinte aux libertés individuelles et aux libertés fondamentales (cloisonnement, indépendance et confidentialité de ce fichier) 3) Une super CNIL européenne indépendante, autonome et émancipée de tout intêrêt politique ou financier. 4) Détection et recherche dans ce fichier uniquement sur autorisation de 3 magistrats. Grâce à cette proposition: Plus de télechargement illégal, détection rapide des internautes qui insultent et diffament, plus d'usurpation d'identité, éradication rapide des groupes mafieux, etc..." http://www.zataz.com/news/16750/Manipulation--agression-non-technique--le-social-engineering.html Forum International sur la Cybercriminalité 2008, 5ème partie Manipulation et agression non technique : le social engineering. Un débat sur les méthodes qu'exploitent les pirates pour s'introduire dans un serveur, voler des informations, ... FIC 2008 Cinquième débat passionnant, lors du FIC2008, sur le thème du social engineering (SE). L'utilisation de la peur ou de la sympathie, de la méconnaissance des cibles. Bref, toutes les méthodes employées par un pirate pour tenter d'intercepter des données qui lui permettront d'agir. "Une véritable opération de manipulation, explique Danielle Kaminsky, Chercheur en cybercriminalité, contributrice au travaux cybercriminalité du Club de la sécurité de l'information français (CLUSIF), Un excellent vendeur que ce pirate". Une technique de vente, le social engineering ? "Oui, clairement, confiait Pascal Lointier, Président du CLUSIF, Il suffit au pirate de mettre en confiance sa cible". Paul GRASSART, Consultant AGERIS Group, membre du CLUSIF confirme le fait "Le SE permet d'intercepter des informations sur le long terme, l'information recherchée et noyée dans une propos global". "Il est très simple de faire peur, indiquait Danielle Kaminsky, les exemples sont nombreux comme ce faux courriel de la police qui demandait des informations d'internautes. Les pirates jouent sur la peur. Ils profitent de cette soumission à l'autorité". FIC 2008 Le danger semble être partout dans l'entreprise, du service d'assistance technique à la secrétaire en passant par le réceptionniste. "Il faut une éducation claire, indique L'adjudant Cassel (Le gendarme de l'affaire Utopie59, NDR) Nous avons des cas ou les pirates ont pu avoir les mots de passe d'un serveur via un simple coup de téléphone. Les gens ne sont pas assez méfiant !" Paul Grassart préconise que les entreprises, surtout les PME, PMI, doivent choisir un référent qui pourra parler de la société "Faux journaliste, faux institut de sondage, il faut être très prudent ! La formation est une obligation sur les comportements de vigilenace à suivre. La menace humaine n'est pas encore bien comprise par les entreprises". http://www.zataz.com/news/16757/fic2008--interview-Substitut-du-procureur-du-roi-a-Tournai.html Forum International sur la Cybercriminalité, VIème partie Rencontre avec Christophe Reineson, Substitut du procureur du Roi de Tournai. De plus en plus d'affaires liées à la cybercriminalité lui arrivent sur son bureau. C'est lors du 2ème Forum International sur la Cybercriminalité, organisé à Marcq-en-Baroeul par la Gendarmerie Nationale, LUCI Nord et l'Union Européenne, que nous avons rencontré Christophe Reineson, Substitut du procureur du Roi de Tournai, en Belgique. Un homme de loi qui croise de plus en plus d'affaires liées à la cybercriminalité. Interview. Pourquoi votre présence lors du FIC 2008 ? L'intérêt est grandissant sur le sujet des crimes et délits informatiques. Il est très important que nous puissions découvrir ce qui se passe à l'étranger. Le problème est mondial. Les affaires sont de plus en plus nombreuses. Vous traitez beaucoup d'affaires dans votre région de Tournai ? Oui ! Nous en avons de deux types. Les crimes et délits dans le monde réel. Les délinquants exploitent l'Internet, par exemple, pour agir. Nous avons énormément de cas d'acheteurs sur eBay ne recevant pas les produits acquis alors qu'ils ont payé. Le second cas, un délit ou crime n'ayant lieu que sur la toile. Le piratage de site, ... Nous avons aussi de plus en plus d'affaires de contrefaçons de film, musique, ... Les internautes, futures victimes potentielles ? Il est très difficile aujourd'hui de dire – moi, je ne risque rien –. J'ai souvenir du cas d'une dame qui souhaitait vendre son automobile sur Internet. Un acheteur potentiel l'a contacté. Elle a eu des doutes et n'a pas souhaité continuer la transaction. Pourtant elle a continué à converser avec son interlocuteur. Quelques semaines plus tard, il lui vendait un enfant. Elle va payer plusieurs milliers d'euros. Bien évidement pas d'enfant à vendre. Elle va déposer plainte et m'expliquer qu'elle s'était fait avoir. Escroquer quelqu'un sur Internet est très simple. Les défenses tombent plus rapidement que dans la vie réelle. ¾ des escroqueries peuvent être évitées. Faut-il que les internautes s'éduquent en peu. Lors du FIC2008, deux débats sur la pédophilie et Internet. Vous traitez de beaucoup de cas de Pédopornographie ? Oui, et des cas terriblement douloureux ! Dernièrement, un papa qui filmait ses enfants pour ensuite les mettre sur la toile ? De très, très jeunes enfants. Comment faites-vous pour ne pas craquer face à de tels documents ? Il y a des fois ou cela est difficile. Heureusement, j'ai une excellente vie de famille. Des collègues, aussi, avec qui je partage mes doutes et mes colères. Mais le travail, reste le travail. Nous n'avons malheureusement pas de cellule d'accompagnement comme pour les policiers. La Federal Computer Crime Unit communique beaucoup sur les problématiques de la cyberdélinquance. Important de communiquer ? Oui ! Éduquer le public est aussi la mission de la police. Prévenir les dangers. Depuis 2007, la priorité a été mise sur la lutte contre la contrefaçon. Il est important d'expliquer aux gens les danger de ce genre de trafic. Les risques face aux phishings, ... ne sont pas à prendre non plus à la légère. Voilà pourquoi il est très important de communiquer. Un pirate informatique, en Belgique, ne risque pourtant pas grand chose. C'est un fait. Dans le cas d'un defacement (modification d'un page web), il faut déjà qu'il puisse être identifié, puis arrêté. Il risque dans le pire des cas de la prison avec sursit, une forte amende. Je n'ai jamais eu encore ce type de dossier sur mon bureau. http://www.zataz.com/news/16760/Forum-International-sur-la-Cybercriminalite--fic2008--FIC--bot--cyberdelinquant.html Forum International sur la Cybercriminalité, 7ème et dernière partie Le portrait du cyberdéliquant et les bots, deux ateliers du Forum International sur la Cybercriminalité 2008. Jeudi après-midi, le Forum International sur la Cybercriminalité (FIC2008) a proposé, entre autres, deux ateliers particulièrement intéressant de par leurs contenus, mais aussi et surtout de part leurs intervenants. Pour le premier atelier, celui du Portrait du cyberdéliquant, Marjolein DELPLACE, Analyste stratégique à la direction économique et financière, détachée à la Fédéral computer crime unit (FCCU) ; Dmitri RUDAKOV, Officier de police, Direction de la police criminelle, coopération internationale et criminalité numérique (Tallin) ; Mihai UNGUREANU, Sous-commissaire de police, Inspectorat général de la police, Direction générale de lutte contre la criminalité organisée, Service central de lutte contre la Cybercriminalité (Bucarest) ; Le Commandant Georges de SOUQUAL, Officier de police à l'échelon fonctionnel à l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLCTIC) ; Jean-Paul PINTE, Docteur en information scientifique et technique, Maître de conférences, Expert en veille et intelligence compétitive à l'université catholique de Lille et Daniel VENTRE, Ingénieur au CNRS, Secrétaire général du GERN, Chargé de cours ENST Paris, Membre de l'AILCC. A noter que cette conférence a été modérée par la rédactrice en chef de Mag-Securs, Sylvaine Luckx. Mission de cet atelier, tenter de faire un portrait robot du cyberdéliquant, chose particulièrement difficile à première vue. « Il n'y a pas de portrait type, va confier Le Commandant Georges de SOUQUAL, mais les cyberdéliquants se retrouvent dans des domaines clairement définis. Des domaines récupérés par des groupes criminels. Il est difficile d'en tracer un portrait robot. » Des cyberdéliquants que ces experts ont indiqué être particulièrement sollicités par le crime organisé, d'ailleurs Sylvaine Luckx rappelait qu'aujourd'hui le piratage pouvait rapporter plus que le trafic de drogue. Pour Jean-Paul PINTE, deux grandes catégories chez les cyberdéliquants : L'acteur d'un crime conventionnel utilisant l'informatique et l'acteur visant l'intégrité directe d'un système « Les seconds se plaisent, vivent, existent grâce aux numériques et à l'Internet ». Pour ce docteur en informatique découle ensuite : « Le hacker, le script-kiddie et le cracker (,...) Dans le premier cas, des white hat, une communauté qui aide, lisible et visible. Pour le second cas, le bas de gamme, souvent des irresponsables face à leurs actes. Dernier cas, les crackers, les black hats, ils veulent gagner de l'argent. » Mihai UNGUREANU, Dmitri RUDAKOV, Georges de SOUQUAL Pour Marjolein DELPLACE, de la FCCU, la liste peut se peaufiner en sous-groupes. « Pour les Script-kiddies, confiait-elle, ils peuvent provoquer des dégâts considérables. Nous avons eu le cas d'un adolescent de 14 ans qui bloqué un FAI. Nous avons découvert qu'il utilisait un logiciel à la demande d'un concurrent qui lui payait en contre partie sa connexion à Internet ». Deuxième peaufinement de l'analyste stratégique à la direction économique et financière belge, les pirates interne et externe, « Les – internes – veulent se venger de leur société, lui voler ses informations. Ils agissent de l'intérieur. Nous avons eu le cas d'un gestionnaire de système qui dérobait les cartes bancaires des clients de son employeur. Il avait des dettes de jeu. Pour rembourser, son créancier lui avait proposé de voler des données bancaires. » Pour le cas des pirates externes, Marjolein DELPLACE a confirmé le fait qu'ils vendaient de plus en plus leurs services. « Ils ne fonctionnent dans un environnement de hiérarchie. Ils sont plutôt sous forme de petite cellules ». Pour les deux policiers venues des pays de l'Est – leurs – pirates ont des besoins encore plus marqués « Nous avons ceux qui agissent pour réussir une attaque. Ils vont peut-être voler des données, mais pas s'en servir. Juste montrer qu'ils sont les meilleurs. Ils ont entre 20 et 30 ans. Des solitaires » Explique Mihai UNGUREANU. Pour Dmitri RUDAKOV, même typologie « Les autres veulent gagner de l'argent. Fausse vente sur eBay, phishing, chantage. Ils sont dans des groupes parfaitement organisés. Des groupes criminels qui officiaient dans la rue. Avec le numérique, ils se sont aussi orientés vers de nouvelles cibles. Des groupes qui ont un chef, des structures, de l'argent. Ils exploitent des techniciens, des petites mains qui vont retirer l'argent.» Bref, les pirates romantiques sont de plus en plus rare. « Pour la cyberdéliquance visant les cartes bancaires, va prendre comme exemple le Commandant Georges de SOUQUAL, nous avons eu une affaire ou le pirate commercialisait des informations bancaires volées entre 10 et 150 dollars. Pertes potentielles, 2 millions d'euros. Le vendeur aurait touché 10 % de cette somme ». A un tel tarif, on comprend rapidement que les groupes criminels s'intéressent de très prêt à l'informatique. « Nous avons des partenariats précis et efficace, confirme l'officier de l'OCLCTIC, Un officier de liaison Roumain a été reçu à l'Office, la coopération est fondamentale » La police Roumaine a d'ailleurs mis en place d'autres partenariats comme les polices espagnoles, Allemandes ou encore l'Italiennes. Capitaine Frédéric GaudreauBotnet, spam : fléaux pour l'entreprise Le seconde atelier traité des botnets, ces fameux petits robots informatiques qui pullulent sur la toile. Participaient à ce rendez-vous, le Capitaine Frédéric GAUDREAU, représentant de la Sûreté du Québec; Laurent HESLAULT, CTO Security Symantec SAS; Franck VEYSSET, Membre du Club de la sécurité de l'information français (CLUSIF), Expert senior Orange Labs et Chet HOSMER, CEO, WetStone Technologies Inc – Cortland. Nous nous attarderons surtout sur le Capitaine Gaudreau. Nous parlions de ce policier, en février dernier dans une affaire ayant permis à la Sûreté du Québec de mettre la main sur 17 pirates informatiques « Ils contrôlaient des centaines de machines à distance, va-t-il nous confirmer, Depuis deux ans, nous avons une action pro active face à la cybercriminalité. Nous n'attendons plus, nous infiltrons les réseaux de hackers. » Pour l'affaire des 17 pirates, l'enquête et l'infiltration auront durée 1 ½ « Des réseaux qui ne sont pas mafieux, juste des opportunistes, qui se partagent de l'information via des forums. Ils avaient accès à des dizaines de milliers d'informations privées sauvegardées dans les ordinateurs qu'ils avaient piratés.» Bref, les zombies sont parmis nous et ils sont loin d'être morts !
_____ Liste de diffusion d'informations relatives à l'informatique et aux libertés Info, dés/abonnement : http://listes.samizdat.net/sympa/info/actus_l
RSS Feed