15 Apr 07:54
[actus_l] Un logiciel policier qui sĂšme le doute + Vers le fichage des homosexuels, mais pas seulement
From: Bb! <bigband@...>
Subject: [actus_l] Un logiciel policier qui sĂšme le doute + Vers le fichage des homosexuels, mais pas seulement
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-04-15 05:57:22 GMT
Expires: This article expires on 2008-04-29
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http://www.metrofrance.com/x/metro/2008/04/14/K1Pea5HSh3m76/index.xml 14-04-2008 Adrien Cadorel Un logiciel policier qui sĂšme le doute « Ardoise » est mis en cause dans lâĂ©tablissement des profils des citoyens A lâorigine, il sâagit dâun nouveau logiciel de renseignement policiers, prĂ©vu pour remplacer un logiciel « bureautique vieillot » utilisĂ© par les enquĂȘteurs. BaptisĂ© Ardoise, pour « Application de recueil de la documentation opĂ©rationnelle et dâinformations statistiques sur les enquĂȘtes » ; ce logiciel permettrait de rentrer des renseignements personnels sur toute personne ayant un contact avec la police ou la gendarmerie dans une procĂ©dure, quâelle soit entendue comme victime, tĂ©moin ou auteur. Une nouvelle qui a « outrĂ©e » le Collectif contre lâHomophobie (CCH), qui Ă saisi hier la Halde et la Cnil afin de sâopposer Ă sa mise en Ćuvre par le ministĂšre de lâintĂ©rieur. « Etat de la personne » En clair, un policier qui entend une victime, un suspect ou un tĂ©moin pourrait prĂ©ciser dans la rubrique « Ă©tat de la personne » ; les informations suivantes : homosexuel, transsexuel, handicapĂ©, sans domicile fixe, personne se livrant Ă la prostitution, personne atteinte de troubles psychologiques, permanent syndical. Pour Hussein Bourgi, prĂ©sident du CCH joint hier, « lâinquiĂ©tude est Ă©norme. Nous assistons Ă une rupture philosophique de lâapproche pĂ©nale des infractions en France. On glisse vers une sociĂ©tĂ© Ă lâamĂ©ricaine ou chaque citoyen Ă sa fiche, avec ses orientations sexuelles surlignĂ©es. De plus, ce logiciel peu donner lieu Ă des dĂ©rives de sinistre mĂ©moires ». Beauvau tient bon Alors que lâaffaire provoque lâeffervescence au sein de plusieurs syndicats de police, le ministĂšre de lâintĂ©rieur se veut comprĂ©hensif sur lâĂ©motion suscitĂ©e par ce logiciel, mais rassurant quant Ă son utilisation. Pour GĂ©rard MaubĂ©, adjoint au chef de service centrale de documentation criminelle « Ă partir du moment ou lâinfraction Ă un lien avec le statut de la personne, il y a un intĂ©rĂȘt policier Ă renseigner, car derriĂšre on amĂ©liore les Ă©lucidations de lâenquĂȘte. On ne pourra questionner la victime uniquement quand lâinfraction a un lien avec son statut, dans le cas contraire, ce sera une faute professionnelle ». « Nous sommes scandalisĂ©s par ce logiciel, dont lâutilisation âen lâĂ©tat- va Ă lâencontre des valeurs rĂ©publicaines » estime David Barbas, porte-parole du Syndicat national des officiers de Police. http://www.france.qrd.org/actualites/article.php3?id_article=3364 Vers le fichage des homosexuels, mais pas seulement Non Ă lâutilisation du logiciel Ardoise dans la police et la gendarmerie nationales ! Non au profilage catĂ©goriel demandĂ© par MichĂšle Alliot-Marie, Ministre de lâIntĂ©rieur ! Non au retour du fichage ! communiquĂ© Collectif contre lâhomophobie (C.C.H.) Montpellier - 14 avril 2008 Depuis plusieurs semaines, le Collectif contre lâhomophobie (C.C.H.) reçoit des tĂ©moignages alarmants de policiers et de gendarmes au sujet du projet du Ministre de lâIntĂ©rieur de remplacer le logiciel LRP (Logiciel de RĂ©daction de ProcĂ©dure) et le logiciel STIC (SystĂšme de Traitement des Infractions ConstatĂ©es) par le logiciel ARDOISE (Application de Recueil de la Documentation OpĂ©rationnelle et dâInformations Statistiques sur les EnquĂȘtes). Ce nouveau logiciel « Ardoise » reprend toutes les fonctionnalitĂ©s des logiciels LRP et STIC mais Ă une diffĂ©rence notable et problĂ©matique, il prĂ©voit de renseigner des caractĂ©ristiques personnelles de toute personne entendue comme victime, tĂ©moin ou auteur dans une procĂ©dure. Ainsi le policier ou le gendarme peut prĂ©ciser dans la rubrique « Etat de la personne » les informations suivantes « homosexuel », « transsexuel », « handicapĂ© », « sans domicile fixe », « personne se livrant Ă la prostitution », « travesti », « relation habituelle avec personne prostituĂ©e », « personne atteinte de troubles psychologiques », « usager de stupĂ©fiants », « permanent syndical » ... La saisie de ces informations a vocation Ă Ă©tablir une fiche profilĂ©e de chaque personne ayant un contact avec la police dans le cadre dâune procĂ©dure ; cette fiche sera consultable sur toute le territoire national par les forces de lâordre, et notamment Ă chaque fois que cette personne aurait Ă faire Ă elles. Nous partageons le malaise de nombreux policiers et gendarmes ; comme eux, nous avons du mal Ă saisir lâintĂ©rĂȘt de la mention de certains dĂ©tails et les finalitĂ©s de ce profilage. Nous sommes particuliĂšrement inquiets face au risque de constitution de fichiers catĂ©goriels que ce logiciel pourrait permettre. Sans remonter Ă la pĂ©riode sombre de la Seconde Guerre Mondiale pendant laquelle des membres de certaines minoritĂ©s furent fichĂ©s et dĂ©portĂ©s, nous voulons rappelons le fichage (par les brigades mondaines) et le harcĂšlement policier subi par de nombreuses personnes (notamment homosexuelles) des annĂ©es 50 aux annĂ©es 70. Il a fallu lâĂ©lection de François MITTERRAND Ă la PrĂ©sidence de la RĂ©publique en 1981 pour que lâhomosexualitĂ© soit dĂ©pĂ©nalisĂ©e par le Ministre de la Justice Robert BADINTER (loi du 5 aoĂ»t 1982) et que les fichiers dâhomosexuels soient dĂ©truits Ă la demande expresse du Ministre de lâIntĂ©rieur Gaston DEFFERRE. Nous nâaccepterons pas que MichĂšle ALLIOT-MARIE autorise lâutilisation de ce logiciel car il peut donner lieu Ă des dĂ©rives de sinistre mĂ©moire. Le Collectif contre lâhomophobie (C.C.H.) saisit ce jour : - La HALDE (Haute AutoritĂ© de Lutte contre les Discriminations) - La CNIL (Commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s) - La CNCDH (Commission Nationale Consultative des Droits de lâHomme) Par ailleurs nous lançons un appel solennel Ă toutes les organisations de dĂ©fense des droits de lâHomme, Ă tous les syndicats, Ă toutes les autoritĂ©s morales et philosophiques, Ă tous les parlementaires pour quâils sâengagent contre le logiciel ARDOISE. Nous demandons Ă MichĂšle ALLIOT-MARIE, Ministre de lâIntĂ©rieur de surseoir Ă lâapplication de ce logiciel litigieux et problĂ©matique. Nous demandons au Premier Ministre et au PrĂ©sident de la RĂ©publique de nous recevoir afin dâĂ©voquer ce problĂšme. Hussein BOURGI Le PrĂ©sident plus d'information > Informations sur le logiciel ARDOISE Officiellement, cette application est destinĂ©e tant Ă la rĂ©daction de procĂ©dures quâĂ lâaide Ă lâenquĂȘte ou aux statistiques. Le logiciel ARDOISE devait ĂȘtre utilisĂ© au premier trimestre 2008 mais son entrĂ©e en application vient dâĂȘtre reportĂ©e au mois de mai 2008. Ce logiciel a Ă©tĂ© expĂ©rimentĂ© Ă Ecully au sein de la Direction Centrale de la Police Judiciaire. Un plan de communication accompagnant le lancement du logiciel Ă©tait prĂ©vu grĂące Ă un film et un diaporama. La formation continue a ciblĂ© 4 groupes (enquĂȘteurs, chefs de service, chefs de groupes ou dâunitĂ©s, gestionnaires et administrateurs fonctionnels) reprĂ©sentant 90.000 personnes. Les modules de formation se font par groupe de 8 agents, ils durent entre 2 et 3 jours selon les dĂ©partements.
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