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[actus_l] Pratiques, acteurs et usages de la surveillance politique XIXe-XXe siècles
From: Bb! <bigband@...>
Subject: [actus_l] Pratiques, acteurs et usages de la surveillance politique XIXe-XXe siècles
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-04-15 06:34:55 GMT
Expires: This article expires on 2008-04-29
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http://meridien.canalblog.com/archives/2008/04/04/8607403.html La surveillance politique à travers les âges Le programme Information ouverte, Information fermée de l'Agence nationale de recherche (ANR) organise le 18 avril prochain une journée d'étude prometteuse : Pratiques, acteurs et usages de la surveillance politique XIXe et XXe siècles. A l'heure où les dispositifs de surveillance se multiplient, les organisateurs de cette manifestation estiment que la tendance n'est pas nouvelle : "en temps de paix, la surveillance étatique des individus et des groupes fait partie des pratiques dissimulées par l'autorité politique (...) La dissimulation de la surveillance est elle-même une pratique étatique dont les justifications sont d'une double nature, technique et politique." Les débats porteront sur le réseau territorial militaire sous le Premier Empire, la surveillance politique hors de France, les Renseignements Généraux sous l'Occupation... La table ronde finale examinera "la surveillance planétaire au XXIe siècle". En écho à cette journée d'étude, on pourra lire l'ouvrage La globalisation de la surveillance (éditions La découverte) d'Armand Mattelart qui passe en revue "les différentes techniques d'intrusion dans la vie quotidienne des individus". http://www.ioif.fr/docs/coll_003.html?qid=sdx_q1 Pratiques, acteurs et usages de la surveillance politique XIXe-XXe siècles Vendredi 18 avril 2008 – Salle Jean Borde, MSHA Programme du colloque en PDF La troisième rencontre du programme IOIF de l'ANR a pour ambition de centrer l'interrogation collective sur les usages et les pratiques de la surveillance publique aux XIXe et XXe siècles. L'approche choisie se situe à la croisée de la dimension politique et administrative, démarche à même de nourrir une autre histoire de l'État, dépassionnée et éloignée de toute idéologie implicite. En temps de paix, la surveillance étatique des individus et des groupes fait partie des pratiques dissimulées par l'autorité politique, non pas seulement pour des raisons liées à sa mise en œuvre concrète, mais aussi parce qu'elle écorne ou ne respecte pas un certain nombre de libertés publiques, valeurs fondatrices du régime politique. La dissimulation de la surveillance est elle-même une pratique étatique dont les justifications sont d'une double nature, technique et politique. Le travail collectif pourra s'interroger sur l'évolution des pratiques de surveillance et de dissimulation en fonction des différents régimes. L'hypothèse est ouverte d'une évolution de ces pratiques discrètes selon la part accordée par les différents régimes aux libertés publiques. Ainsi, pourra-t-on essayer de comprendre l'historicité de ces phénomènes au-delà de l'aspect quantitatif mettant en valeur la plus ou moins forte emprise de la surveillance. En prenant également en compte les usages administratifs et politiques de la surveillance, on invite à dépasser le constat de la forte permanence des pratiques de terrain. Avec la prise en compte du suffrage comme élément de légitimation du pouvoir politique, les autorités ont essayé de mesurer « l'esprit public », transformé, à l'heure du suffrage universel, en « opinion publique ». La surveillance ne concernait donc plus seulement les acteurs situés en marge du champ politique, ceux qui le contestaient radicalement, mais aussi les électeurs qui lui conféraient sa légitimité. La surveillance, préventive, n'avait plus alors de dimension proprement sécuritaire, débouchant sur une répression, mais relevait d'une dimension politique, fondée sur le besoin de deviner les intentions de la communauté civique. L'État s'est appuyé, en France, sur une multitude d'acteurs administratifs pour mener à bien ces diverses tâches. L'approche de long terme de ce colloque permettra aussi de poser la question de la rationalité de l'organisation de la surveillance publique et d'étudier les ressorts de la spécialisation et de la professionnalisation des fonctionnaires concernés. S.L. * Accueil : Sylvie Guillaume (professeur d'histoire contemporaine à l'Université Bordeaux 3, membre de l'IUF-directrice du CEMMC) * Introduction scientifique : Sébastien Laurent Les multiples acteurs de la surveillance publique : une faiblesse ? Président de séance : Jean-Paul Jourdan (professeur d'histoire contemporaine à l'Université Bordeaux 3, directeur de l'UFR d'histoire-CEMMC) * 9h20 : Michel Roucaud, « La surveillance gouvernementale à travers le réseau territorial militaire sous le Premier Empire » (doctorant à Paris I, chargé d'études au Service historique de la Défense) * 9h40 : Mathilde Larrère, « La garde nationale, objet et outil de surveillance de l'opinion publique sous la Monarchie de Juillet » (maître de conférences d'histoire contemporaine à l'Université Paris XIII) * 10h00 : Quentin Deluermoz, « La réforme de la police parisienne de 1854 : une nouvelle économie de la surveillance ? » (Centre d'histoire du XIXe siècle (Paris I-Paris IV)) 10h20-10h40 : Discussion La surveillance de proximité, un regard apolitique ? * 10h40 : Fabien Gaveau, « Surveiller les hommes, saisir les bruits. Les missions informelles des gardes champêtres, en France, des années 1820 aux années 1860 » (CESDIP-CNRS) * 11h00 : Sébastien Richez, « ‘Postes aux aguets. Une vision postale du renseignement en France au XIX e siècle » (chercheur au Comité pour l'histoire de la Poste) * 11h20 : Arnaud-Dominique Houte, « Gendarmerie et surveillance politique au XIX e siècle (1815-1914) » (ATER à l'Université Paris IV- Centre d'histoire du XIXe siècle (Paris I-Paris IV)) 11h40-12h00 : Discussion Pratiques et usages de la surveillance gouvernementale Président de séance : Sylvie Guillaume (professeur d'histoire contemporaine à l'Université Bordeaux 3, membre de l'IUF-directrice du CEMMC) * 14h00 : Thierry Truel, « Le ministère de l'intérieur et le renseignement politique au début de la Troisième République, de Gambetta à Fourtou (1870-1877) » (doctorant en histoire contemporaine – CEMMC) * 14h20 : Christophe Voilliot, « Le rôle des préfets dans les pratiques de surveillance électorale au XIX e siècle » (maître de conférences en science politique, Groupe d'Analyse Politique, Université Paris-X Nanterre) * 14h40 : Sylvie Aprile, « La surveillance politique hors de France : débats, rivalités et collaborations (1850-1900) » (maître de conférences habilitée d'histoire contemporaine à l'université François Rabelais de Tours-CEHVI) 15h00-15h20 : Discussion Surveiller et contrôler dans les régimes non démocratiques * 15h20 : Jean-Marc Berlière, « Les renseignements généraux sous l'Occupation » (professeur d'histoire contemporaine à l'Université de Bourgogne-CESDIP/CNRS) * 15h40 : Gaby Castaing, « La Surveillance du territoire (ST) sous l'occupation » (doctorante au CESDIP-CNRS) * 16h00 : Emmanuel Droit, « Approche socio-historique des pratiques de surveillance de la Stasi en RDA, 1951-1989 » 16h20-16h50 : Discussion et pause Surveiller dans les démocraties libérales à l'heure de la globalisation Président de séance : Sébastien Laurent * 16h50 : Frédéric Ocqueteau, « Quelles interrogations nouvelles au sujet de la surveillance planétaire au XXI e siècle » (directeur de recherches au CNRS-CERSA) * 17h10 : Thierry Leterre, « Surveiller les entrées sur le territoire : la mise en place stratégique des politiques de visas aux États-Unis d'Amérique depuis le 11 septembre » (professeur de science politique à l'Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines) * 17h30 : Didier Bigo, « Les transformations de la surveillance après le 11 septembre dans l'Union Européenne » (maître de conférences habilité de science politique à Sciences-Po-CERI) 17h50-18h20 : Discussion 18h20-18h30 : Synthèse (Sébastien Laurent)
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