4 Jul 08:32
[actus_l] Le fichage des mineurs de plus de 13 ans suscite l'indignation
From: Bb! <bigband@...>
Subject: [actus_l] Le fichage des mineurs de plus de 13 ans suscite l'indignation
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-07-04 06:33:32 GMT
Expires: This article expires on 2008-07-18
Subject: [actus_l] Le fichage des mineurs de plus de 13 ans suscite l'indignation
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-07-04 06:33:32 GMT
Expires: This article expires on 2008-07-18
http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/07/02/le-fichage-des-mineurs-de-plus-de-13-ans-suscite-l-indignation_1065622_3224.html Le fichage des mineurs de plus de 13 ans suscite l'indignation LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 02.07.08 | 18h55 âą Mis Ă jour le 02.07.08 | 19h49 RĂ©agissez Ă cet article RĂ©agir (40) La sortie du dĂ©cret officialisant la crĂ©ation d'"Edvige" suscite la polĂ©mique. Ce nouveau fichier appelĂ© "Exploitation documentaire et valorisation de l'information gĂ©nĂ©rale" autorise le fichage des mineurs dĂšs l'Ăąge de 13 ans s'ils sont "susceptibles de porter atteinte Ă l'ordre public". Ce fichier policier est vivement contestĂ©. Pour la Ligue des droits de l'homme, cette rĂ©forme est "incompatible avec l'Etat de droit". Il s'agit "de cibler ceux que l'on Ă©tiquette d'avance comme de futurs dĂ©linquants hypothĂ©tiques. Le soupçon prĂ©ventif suffit Ă justifier le fichage", dĂ©plore l'organisation. Le premier syndicat d'Ă©ducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse (Snpes-PJJ/FSU) a, quant Ă lui, dĂ©noncĂ© "la conception sĂ©curitaire du gouvernement". De son cĂŽtĂ©, le Syndicat de la magistrature appelle Ă la mobilisation contre un dispositif "particuliĂšrement attentatoire aux libertĂ©s (...) d'inspiration anti-dĂ©mocratique" et dit examiner "toute forme d'action juridique pour empĂȘcher sa mise en Ćuvre". LE MINISTĂRE DE L'INTĂRIEUR DĂFEND LE DISPOSITIF La Commission nationale de l'informatique et des libertĂ©s (CNIL) a elle-mĂȘme Ă©mis des rĂ©serves sur le dĂ©cret, en demandant des garanties sur les personnes ayant accĂšs Ă ce fichier, qui contiendra des donnĂ©es personnelles telles que l'adresse, les numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone mais aussi les "signes physiques particuliers" des mineurs. Mais pour la ministre de l'intĂ©rieur, MichĂšle Alliot-Marie, la CNIL "a possibilitĂ© quand elle le veut de suivre ce fichier" qui ne sera "utilisĂ© que dans des cas extrĂȘmement limitĂ©s et [sera] trĂšs encadrĂ©". Elle a justifiĂ© ce dispositif, mercredi sur RTL, en soulignant la "recrudescence de la dĂ©linquance des mineurs" et le fait que la majoritĂ© pĂ©nale soit dĂ©jĂ fixĂ©e par la loi Ă 13 ans. Mme Aliot-Marie a Ă©galement citĂ© les exemples des "trafiquants majeurs utilisant des mineurs de 13, 14 ans, pour faire le guet, pour transporter de la drogue", des auteurs de vol avec violence, dont "plus de 48 % sont des mineurs", et des violeurs, dont "25 % sont des mineurs". http://www.liberation.fr/actualite/societe/336333.FR.php Vives rĂ©actions autour du fichage des mineurs dĂšs 13 ans Un nouveau fichier policier, instituĂ© hier, pourra contenir des donnĂ©es sur les mineurs «susceptibles de porter atteinte Ă lâordre public». La Cnil Ă©met de sĂ©rieuses rĂ©serves, les associations et la gauche s'insurgent. AFP LIBERATION.FR : mercredi 2 juillet 2008 101 rĂ©actions Les mineurs «susceptibles de porter atteinte Ă lâordre public», notamment pour des violences urbaines, pourront dĂ©sormais ĂȘtre fichĂ©s dĂšs lâĂąge de 13 ans. C'est ce que prĂ©voit un nouveau fichier policier dont le dĂ©cret est paru mardi au Journal officiel. Sur le mĂȘme sujet Ce fichier, baptisĂ© Edvige âpour «exploitation documentaire et valorisation de lâinformation gĂ©nĂ©rale»â, suscite l'indignation de la gauche, de la Ligue des droits de l'Homme, du Syndicat de la magistrature et de celui des Ă©ducateurs car il pourra contenir des donnĂ©es sur les mineurs dĂšs l'Ăąge de 13 ans. JusquâĂ prĂ©sent, les mineurs pouvaient ĂȘtre fichĂ©s mais seulement dans des bases de donnĂ©es recensant des infractions commises. Le fichier contiendra des donnĂ©es comme lâĂ©tat civil, les adresses physiques, numĂ©ros de tĂ©lĂ©phone et adresses Ă©lectroniques, ainsi que les signes physiques, photographies et comportement. Les informations collectĂ©es sont notamment «relatives aux individus, groupes, organisations et personnes morales (...) susceptibles de porter atteinte Ă lâordre public». Des donnĂ©es peuvent aussi ĂȘtre collectĂ©es sur les personnes «ayant sollicitĂ©, exercĂ© ou exerçant un mandat politique, syndical ou Ă©conomique», ou jouant un «rĂŽle institutionnel, Ă©conomique, social ou religieux significatif». «Garanties renforcĂ©es» Le dĂ©cret prĂ©cise que «les donnĂ©es concernant les mineurs de 16 ans (câest-Ă -dire ĂągĂ©s de 13 Ă 16 ans, ndlr) ne peuvent ĂȘtre enregistrĂ©es que dans la mesure oĂč ceux-ci, en raison de leur activitĂ© individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte Ă lâordre public». Il est enfin soulignĂ© que ces donnĂ©es ne feront «lâobjet dâaucune interconnexion (...) avec dâautres fichiers». Cette Ă©volution vers un fichage des mineurs inquiĂšte la commission nationale de lâinformatique et des libertĂ©s (Cnil), qui a Ă©mis de sĂ©rieuses rĂ©serves dans un avis le 16 juin. La Cnil appelle à «lâadoption de garanties renforcĂ©es». Le fichage des mineurs doit selon elle «conserver un caractĂšre exceptionnel et une durĂ©e de conservation spĂ©cifique». «Etiquette Ă l'avance» Entendu par la Cnil, le ministĂšre de lâIntĂ©rieur a justifiĂ© ce fichage dĂšs 13 ans par «les mutations affectant la dĂ©linquance juvĂ©nile», notamment dans les phĂ©nomĂšnes dits de violences urbaines, en faisant valoir que lâĂąge de 13 ans correspondait Ă celui de la responsabilitĂ© pĂ©nale. RĂ©ponse de la Cnil: cette majoritĂ© pĂ©nale «ne saurait servir de rĂ©fĂ©rence» puisque le fichier ne vise quâà «lâinformation gĂ©nĂ©rale du gouvernement». Ce matin, la ligue des droits de l'homme (LDH) a Ă son tour dĂ©noncĂ© «une redoutable extension du fichage politico-policier des citoyens». Avec Edvige, dĂ©nonce la LDH, «il ne s'agit plus de ficher les auteurs d'infractions constatĂ©es, mais, comme pour la rĂ©tention de sĂ»retĂ©, de cibler ceux que l'on Ă©tiquette d'avance comme de futurs dĂ©linquants hypothĂ©tiques». «DĂ©rives» La Ligue communiste rĂ©volutionnaire (LCR) a de son cĂŽtĂ© «exigé» le retrait du dĂ©cret et la destruction du fichier Edvige, qu'elle assimile à «un Ă©lĂ©ment de plus dans l'espionnage gĂ©nĂ©ralisĂ© de la population». Le syndicat de la magistrature appelle aussi Ă la mobilisation contre ce fichier «d'inspiration antidĂ©mocratique».«Il s'agit aujourd'hui d'informer le gouvernement sur des individus engagĂ©s et non plus de lui permettre d'apprĂ©cier une situation politique, Ă©conomique ou sociale», dĂ©nonce le syndicat. Pour le PS, Delphine Batho a stigmatisĂ© un dispositif «porteur de nombreuses dĂ©rives» et ne visant «qu'Ă masquer l'impuissance du gouvernement face Ă une escalade des violences qui se poursuit...».
_____ Liste de diffusion d'informations relatives à l'informatique et aux libertés Info, dés/abonnement : http://listes.samizdat.net/sympa/info/actus_l
RSS Feed