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[actus_l] Rêve d'=?ISO-8859-15?Q?identit=E9?= numérique #11 : la carte d'=?ISO-8859-15?Q?identit=E9?= blanche
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Subject: [actus_l] Rêve d'=?ISO-8859-15?Q?identit=E9?= numérique #11 : la carte d'=?ISO-8859-15?Q?identit=E9?= blanche
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-07-04 06:33:42 GMT
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http://www.identitesactives.net/?q=reve-d-identite-11-carte-d-identite-blanche Rêve d'identité numérique #11 : la carte d'identité blanche mer, 05/21/2008 - 16:27 — RenaudFrancou Quelles informations devrions-nous voir sur une carte d'identité ? ou un permis de conduire, ou une carte d'électeur, ...? Pour Yves Deswarte, aucune ! En effet, toutes les informations visibles sur une carte d'identité peuvent être copiées pour en fabriquer une fausse, d'où un risque d'usurpation d'identité. En revanche, lorsqu'il s'agit de justifier de ma nationalité française, par exemple lorsque je rentre en France après un séjour à l'étranger, il est inutile qu'on puisse lire mon nom, ma date de naissance, etc., Il suffit que je possède une carte d'identité, qu'elle soit produite par la bonne autorité (ex. préfecture), qu'elle soit infalsifiable, et que je prouve qu'elle m'appartient. Pour cela , il faut sûrement que la carte comporte une puce, où seront stockées, entre autres, des informations biométriques, par exemple caractéristiques de mon iris droit, et que le policier des frontières utilise un lecteur de carte associé à un capteur biométrique (on pourrait facilement définir les détails techniques). De même pour les autres usages de la carte d'identité : par exemple, pour vérifier une carte d'embarquement ou un chèque, on transmettrait à la puce de la carte le nom et le prénom de la personne, et la puce (après vérification biométrique) comparerait ces informations avec celles inscrites dans la puce. Ce même principe pourrait s'appliquer aux permis de conduire ou aux cartes d'électeur : pourquoi un gendarme qui arrête ma voiture et me demande mon permis de conduire devrait-il connaître mon nom, mon prénom, etc. ? La seule chose qu'il devrait vérifier, c'est si le permis est authentique (la puce est supposée infalsifiable), s'il correspond à la catégorie de mon véhicule (moto, auto, ...), s'il correspond bien à moi (vérification biométrique par la puce), et s'il n'est pas suspendu ; mais en cas de suspension, ma carte aurait été confisquée pour la durée de suspension (ou le permis aurait été invalidé sur la puce, en cas d'applications multiples sur la même carte, voir plus bas). Le même principe s'applique pour prouver à un loueur de voiture que je possède bien un permis de conduire valide. Supposons maintenant que les forces de l'ordre, recherchant un criminel (ou même beaucoup de criminels), fassent des contrôles d'identité. Au lieu de leur prouver que je suis quelqu'un qui n'est pas sur leur liste, je peux leur prouver que je ne suis pas quelqu'un de le leur liste : il suffit qu'ils transmettent la liste des criminels à la puce de ma carte d'identité blanche (ou mon permis de conduire, ...) et la puce peut comparer cette liste aux informations stockées dans sa mémoire, et donc prouver que je ne suis aucun d'entre eux (ne pas oublier que la puce, supposée inviolable et infalsifiable, est fournie par une autorité légale reconnue, par exemple une préfecture). Ce principe peut se généraliser à plein d'autres cas : par ce type de technique, avec une carte "blanche", il est possible de prouver qu'on est membre d une association, qu'on habite une commune donnée, qu'on a bien payé son abonnement à un journal ou à un transport en commun, etc., sans avoir besoin de transmettre d'informations personnelles, mais simplement en "prouvant" qu'on possède bien la ou les caractéristiques demandées (et rien de plus). Cette technique présente aussi d'autres avantages : si je perds la carte ou si on me la vole, personne d'autre que moi ne pourra l'utiliser. Une seule carte suffit : toutes ces applications pourraient être enregistrées sur la même puce, avec un cloisonnement entre les zones appartenant à différentes autorités (préfectures, associations, éditeurs, etc.). Il serait aussi possible, pour le détenteur authentique de la carte, d'en faire des sauvegardes sur un serveur sur Internet, pour pouvoir, en cas de perte ou de vol, réinitialiser rapidement une nouvelle carte auprès d'une autorité légale. Pour réaliser tout cela, les technologies existent déjà . Il suffit de vouloir d'en développer l'usage. NDLR : Yves Deswarte est directeur de recherche au CNRS au LAAS (Laboratoire d'Analyse et d'Architecture des Systèmes)
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