25 Jul 17:28
[actus_l] Le passeport biométrique serait falsifiable
From: Bb! <bigband@...>
Subject: [actus_l] Le passeport biométrique serait falsifiable
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-07-25 15:31:05 GMT
Expires: This article expires on 2008-08-09
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http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200001&sid=9316714 Le passeport biomĂ©trique serait falsifiable 10.07.2008 11:23 Trois chercheurs lausannois ont examinĂ© le passeport biomĂ©trique. PrĂ©sentĂ© comme un gage de sĂ©curitĂ© et de fiabilitĂ©, celui-ci comporte des risques de falsification et des lacunes dans la protection des donnĂ©es, disent-ils dans Uniscope. Au terme d'une Ă©tude de deux ans financĂ©e par le Fonds national de la recherche scientifique (FNS), une experte de la police scientifique, une juriste ainsi qu'un ingĂ©nieur ont Ă©tabli que les donnĂ©es biomĂ©triques induisaient d'importants risques dans chacun de leur domaine. Les rĂ©sultats de leurs recherches font l'objet d'un article dans Uniscope, la publication mensuelle de l'UniversitĂ© de Lausanne. Les conclusions de cette recherche prennent une dimension toute particuliĂšre Ă l'heure oĂč le Parlement vient d'approuver l'ajout, dĂšs 2009, de deux empreintes digitales au passeport Ă croix blanche. Falsification facile "On peut mouler l'empreinte digitale de quelqu'un et rĂ©aliser un contre-moulage Ă l'aide de gĂ©latine. Il suffit ensuite de coller cette fine couche de gĂ©latine sous l'index, par-dessus ses propres empreintes. Tous les capteurs que nous avons testĂ©s, mĂȘme ceux munis d'un dispositif antifraude, se font piĂ©ger", explique Marcela Espinoza, de l'Institut de police scientifique, dans Uniscope. Pour la chercheuse, il est tout Ă fait envisageable d'obtenir l'empreinte de quelqu'un sans son accord ou en relevant une trace, par exemple sur un verre. Les photos posent aussi problĂšme "Avec la photo du visage, le fait que vous ayez laissĂ© pousser vos cheveux ou votre barbe peut perturber le systĂšme, qui peinera Ă vous reconnaĂźtre. De mĂȘme, une variation dans l'Ă©clairage ou la position de la tĂȘte peut fausser la mesure", constate Jonas Richiardi, postdoctorant du groupe traitement de la parole et biomĂ©trie Ă l'EPFL. Dans le cas d'une vĂ©rification automatique et systĂ©matique, il faudra donc dĂ©cider d'un seuil de tolĂ©rance arbitraire au-delĂ duquel on estime que la personne tente de frauder. "Avec un seuil Ă©levĂ©, il y a peu de chances que des tricheurs passent inaperçus, mais le risque est grand que des personnes honnĂȘtes soient refoulĂ©es. Avec un seuil plus bas, on diminue ce risque de faux rejets, mais Ă©galement l'efficacitĂ© de la protection". A l'heure actuelle, personne ne sait qui fixerait ce seuil et s'il serait le mĂȘme dans tous les pays. tsr.ch/mej http://www.unil.ch/webdav/site/unicom/shared/uniscope/2007-2008/U_536.pdf http://www.24heures.ch/pages/home/24_heures/l_actu/vaud/detail_vaud/(contenu)/242054 Le futur passeport biomĂ©trique est moins sĂ»r quâon lâimagine SĂCURITĂ | 00h22 Des chercheurs lausannois mettent en Ă©vidence la possibilitĂ© de tromper les empreintes digitales et la photo numĂ©rique enregistrĂ©es dans la puce Ă©lectronique. Une experte en police scientifique, un ingĂ©nieur et une juriste jettent un froid sur lâengouement pour le passeport biomĂ©trique considĂ©rĂ© comme un gage de sĂ©curitĂ© quasi absolue. Les conclusions du premier volet de leur recherche, relatĂ©es dans Uniscope, publication de lâUniversitĂ© de Lausanne, font lâeffet dâun pavĂ© dans la mare Ă lâheure oĂč le parlement fĂ©dĂ©ral vient dâapprouver lâajout de deux empreintes digitales Ă ce document comportant dĂ©jĂ une photo numĂ©risĂ©e depuis 2006. Marcela Espinoza, doctorante Ă lâInstitut de police scientifique de lâUniversitĂ© de Lausanne, dĂ©montre en effet quâil est possible de tromper un systĂšme de reconnaissance dâempreintes digitales utilisant les technologies dâaujourdâhui. Le coup de la gĂ©latine Lâexperte affirme que de nombreux essais ont mis en Ă©vidence des faiblesses dont un bricoleur avisĂ© peut tirer parti. Il lui suffit de prĂ©lever une empreinte, sur un verre par exemple, de rĂ©aliser un contre-moulage en gĂ©latine, de se le coller sous lâindex puis de passer la douane avec le faux passeport. Tous les capteurs se laissent abuser. «Pour lâinstant, seuls des systĂšmes supervisĂ©s prĂ©sentent des garanties.» Jonas Richiardi, ingĂ©nieur EPFL, du groupe traitement de la parole et biomĂ©trie, a lui examinĂ© la vĂ©rification automatique des visages dont lâimage est numĂ©risĂ©e sur une puce. «Il suffit de se laisser pousser les cheveux ou la barbe pour perturber le systĂšme. Il faudra dĂ©cider dâun seuil de tolĂ©rance. Trop serrĂ©, ce sont les gens honnĂȘtes qui seront rejetĂ©s. Trop large, les fraudeurs passeront⊠A lâheure actuelle personne ne sait qui fixerait ce seuil et sâil serait le mĂȘme dans tous les pays.» Elodie Arnaud, juriste Ă lâInstitut suisse de droit comparĂ©, pose une colle: «Et comment une personne refoulĂ©e pour une raison technique pourra-t-elle prouver son identitĂ©?». En conclusion les trois chercheurs dĂ©plorent «que les failles perçues, pour certaines dĂ©jĂ connues, nâaient pas conduit Ă retarder lâintroduction prĂ©maturĂ©e de la technologie». Avec lâappui du Fonds national de la recherche scientifique, leur travail se poursuit maintenant par une seconde phase plus constructive, destinĂ©e Ă prĂ©coniser des solutions. Lausanne exploite depuis 2006 un centre pilote dans la collecte des donnĂ©es numĂ©riques pour les nouveaux passeports. SituĂ© prĂšs de la gare CFF, ce centre est placĂ© sous la responsabilitĂ© du service cantonal de la population. DĂšs le 1er mars 2010 «A titre personnel et en tant que citoyen, les observations de ces chercheurs mâinterpellent», observe Henri Rothen, chef du service. «Mais le risque zĂ©ro nâexiste pas et il arrive un moment oĂč il faut mettre en balance les faiblesses et les forces du systĂšme.» Et de prĂ©ciser que câest Ă partir du 1er mars 2010 que seront Ă©tablis les nouveaux sĂ©sames comportant les empreintes digitales enregistrĂ©es sur une puce Ă©lectronique. Selon la rĂ©cente proposition du Conseil fĂ©dĂ©ral, ce document coĂ»tera 140?francs (68?francs pour les enfants). Il sera valable cinq ans.
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