29 Aug 08:41
[actus_l] Les Suédois sont mobilisés contre "Lex Orwell", la loi sur la surveillance électronique
From: Bb! <bigband@...>
Subject: [actus_l] Les Suédois sont mobilisés contre "Lex Orwell", la loi sur la surveillance électronique
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-08-29 06:43:33 GMT
Expires: This article expires on 2008-09-12
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http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/07/30/les-suedois-sont-mobilises-contre-lex-orwell-la-loi-sur-la-surveillance-electronique_1078648_3214.html Les SuĂ©dois sont mobilisĂ©s contre "Lex Orwell", la loi sur la surveillance Ă©lectronique LE MONDE | 30.07.08 | 14h57 âą Mis Ă jour le 30.07.08 | 17h17 STOCKHOLM CORRESPONDANCE Un mois aprĂšs le vote, le 18 juin, de la loi sur la surveillance Ă©lectronique en SuĂšde, l'opinion publique est de plus en plus mobilisĂ©e. Depuis la fin juin, des manifestations ont rassemblĂ© plusieurs milliers de personnes Ă travers le pays afin de protester contre cette loi "Lex Orwell", selon le qualificatif dont elle a Ă©tĂ© affublĂ©e. Le texte prĂ©voit que toute l'information qui circule sur Internet, mais aussi toute communication par tĂ©lĂ©phone mobile, devra passer Ă travers des filtres qui peuvent rĂ©agir Ă une adresse IP (numĂ©ro d'identification de l'ordinateur), un message cryptĂ©, un mot, etc. ECOUTES DE MASSE Les services de renseignement ont ouvert une enquĂȘte dĂ©but juillet pour trouver qui, au sein de FRA, l'agence radio de la dĂ©fense chargĂ©e de mettre en oeuvre la loi, a fait passer des informations confidentielles Ă un journaliste de la tĂ©lĂ©vision sur la capacitĂ© rĂ©elle de stockage des informations filtrĂ©es. A la mi-juillet, plusieurs dĂ©putĂ©s libĂ©raux de la majoritĂ© ont annoncĂ© leur intention de voter contre la loi, qui doit ĂȘtre amendĂ©e Ă l'automne. Ils ne veulent pas pour autant supprimer le texte, mais rĂ©clament qu'une Ă©coute ne soit possible qu'en cas de soupçon de dĂ©lit ou de crime. "Le plus important est que nous renoncions aux Ă©coutes de masse des citoyens suĂ©dois, comme cela pourra ĂȘtre le cas aujourd'hui", a dĂ©clarĂ© Birgitta Ohlsson, dĂ©putĂ©e du Parti libĂ©ral. L'affaire est dĂ©licate pour les autoritĂ©s, qui ont visiblement Ă©tĂ© dĂ©passĂ©es par les rĂ©actions. Hakan Jevrell, directeur de cabinet du ministre de la dĂ©fense, a expliquĂ© au Monde que la loi avait Ă©tĂ© "mal comprise" : "Si FRA dĂ©pensait tout son budget annuel Ă acheter une capacitĂ© de disques durs suffisante pour capter tout ce qui passe par un seul cĂąble, ce serait dĂ©jĂ rempli en quinze heures. Cela vous montre bien Ă quel point nous ne pouvons contrĂŽler qu'une petite partie de ce qui passe." M. Jevrell ajoute : "Il ne s'agit pas de passer au crible les simples courriels qui contiendraient par exemple le mot Al-Qaida. Il y en aurait tellement que cela n'aurait aucun sens. Nous n'en avons pas la capacitĂ©, et il y aura ensuite des systĂšmes de contrĂŽle qui l'empĂȘcheront". Les mots-clefs ou systĂšmes de recherche ne peuvent ĂȘtre liĂ©s Ă des personnes physiques, Ă moins de faire l'objet de demandes spĂ©cifiques. Il faudrait donc un soupçon prĂ©alable pour s'intĂ©resser aux communications d'un particulier. "Des quantitĂ©s de systĂšmes de recherche trĂšs diffĂ©rents sont utilisĂ©s pour croiser et affiner les recherches", souligne Hakan Jevrell, sans autre dĂ©tail. Sur le site Internet de FRA, il est prĂ©cisĂ© que "la communication disponible est filtrĂ©e en temps rĂ©el, ce qui signifie que la grande majoritĂ© du trafic ne sera jamais stockĂ©e. Seul le matĂ©riel choisi Ă partir des concepts de recherche sera rĂ©cupĂ©rĂ© et stockĂ©, le temps d'estimer si l'information a une quelconque valeur pour le demandeur", celui-ci pouvant ĂȘtre n'importe quelle agence gouvernementale ou ministĂšre. Autre indication : "La rĂ©cupĂ©ration de signaux dans les cĂąbles se fait automatiquement Ă l'aide des systĂšmes de recherche qui seront contrĂŽlĂ©s aprĂšs coup par un organe indĂ©pendant", prĂ©cise encore FRA. "Un Office de protection de l'intĂ©gritĂ© aura une mission de surveillance de l'activitĂ©." Mais l'immense majoritĂ© des SuĂ©dois n'ont aucune confiance dans la capacitĂ© et l'impartialitĂ© des organes de contrĂŽle promis par le gouvernement. Les dĂ©fenseurs des libertĂ©s font valoir que pour dĂ©celer si une information n'est pas de leur ressort, les organismes de contrĂŽle devront d'abord l'avoir lue, ce qui, en soi, constitue une violation des principes de protection de l'intĂ©gritĂ©. "A la diffĂ©rence du gouvernement et de FRA, je ne crois pas que l'autoritĂ© soit toujours bonne, critique Anne Ramberg, secrĂ©taire gĂ©nĂ©rale de la FĂ©dĂ©ration des avocats. Il est fondamental dans une sociĂ©tĂ© de droit que mĂȘme les autoritĂ©s puissent ĂȘtre contrĂŽlĂ©es." MĂȘme Ă droite, on craint que cette loi ne coĂ»te cher au gouvernement actuel. Olivier Truc Article paru dans l'Ă©dition du 31.07.08.
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