5 Sep 10:00
[actus_l] L'extension de la prescription pour la diffamation en ligne ?
From: Bb! <bigband@...>
Subject: [actus_l] L'extension de la prescription pour la diffamation en ligne ?
Newsgroups: gmane.politics.activism.vie-privee.actu
Date: 2008-09-05 08:02:35 GMT
Expires: This article expires on 2008-09-19
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ref : http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1077.asp Proposition de loi de Mme Marie-Jo Zimmermann tendant Ă porter de trois mois Ă un an le dĂ©lai de prescription pour tout dĂ©lit de diffamation ou d'injure lorsqu'il est commis par l'intermĂ©diaire d'Internet, n° 1077 http://www.01net.com/editorial/387888/l-extension-de-la-prescription-pour-la-diffamation-en-ligne-./?rss L'extension de la prescription pour la diffamation en ligne ? Une proposition de loi dĂ©posĂ©e par la dĂ©putĂ©e UMP Marie-Jo Zimmermann prĂ©conise de porter Ă un an le dĂ©lai de prescription pour tout dĂ©lit de diffamation ou d'injure sur le Web. Philippe Crouzillacq, 01net., le 11/08/2008 Ă 18h05 Le dĂ©lit de diffamation doit-il ĂȘtre soumis au mĂȘme rĂ©gime, selon qu'il est commis sur Internet, ou par simple voie de presse ? Pour la dĂ©putĂ©e UMP de Moselle, Marie-Jo Zimmermann, la question mĂ©rite rĂ©flexion. Le dĂ©bat remonte Ă l'ouverture de l'Internet au grand public au beau milieu des annĂ©es 90, mais pour sa part, la parlementaire a tranchĂ©. Dans une proposition de loi enregistrĂ©e Ă la prĂ©sidence de l'AssemblĂ©e nationale le 22 juillet dernier, Marie-Jo Zimmermann suggĂšre de faire passer le dĂ©lai de prescription du dĂ©lit de diffamation Ă un an, contre trois mois actuellement (comme pour la presse Ă©crite traditionnelle). « Bien souvent, protĂ©gĂ©e par ce dĂ©lai trĂšs court (...) la diffamation sur Internet peut prospĂ©rer sans que ses auteurs ne voient leur responsabilitĂ© engagĂ©e devant les tribunaux », explique Marie-Jo Zimmermann. Les affaires de diffamation sur Internet sont lĂ©gion. Pour exemple Ă l'automne 2007, un dĂ©putĂ© avait lui-mĂȘme fait les frais de ce type de dĂ©rapages postĂ©s Ă l'Ă©poque sur l'encyclopĂ©die collaborative Wikipedia. « La communication par Internet donne un poids Ă©norme aux propos diffamatoires, peut-on lire dans la proposition soumise par Marie-Jo Zimmermann. Mais cette dispersion [de l'information, NDLR] rend extrĂȘmement difficile la dĂ©couverte de ces propos par les principaux intĂ©ressĂ©s : les victimes diffamĂ©es ». Mieux protĂ©ger les personnes diffamĂ©es Au niveau jurisprudentiel, en 2001, la Cour de cassation avait estimĂ© que le dĂ©lai de prescription du dĂ©lit de diffamation devait courir Ă partir de la date de premiĂšre mise en ligne du message incriminĂ©. En 2006, elle prĂ©cisait que la mise Ă jour d'un site Internet ne pouvait ouvrir Ă nouveau ce dĂ©lai de prescription. Ce qui dans les faits ne laisse que peu de temps aux personnes diffamĂ©es pour entamer des poursuites contre les malfaisants. Une situation que la proposition de loi actuelle souhaite corriger en Ă©tendant de trois mois Ă un an le dĂ©lai de contastation du dĂ©lit. http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43183 Traque sur internet "Article unique : Le dĂ©lai de prescription des infractions pour diffamation ou injure prĂ©vues par la loi du 29 juillet 1881 sur la libertĂ© de la presse est portĂ© Ă un an lorsque ces infractions ont Ă©tĂ© commises par lâintermĂ©diaire dâun service de communication en ligne." Par ces simples mots contenus dans une proposition de loi, il est envisagĂ© de porter de trois mois Ă un an le dĂ©lai de prescription des dĂ©lits de presse, mais uniquement sur internet. Le dĂ©lai resterait de trois mois pour les mĂ©dias traditionnels. Diffamation et injures dans la presse sont passibles de poursuites pĂ©nales dans un dĂ©lai de trois mois. Au-delĂ , lâaction nâest plus possible. Mme Marie-Jo Zimmermann, dĂ©putĂ©e UMP de la Moselle, a dĂ©posĂ© une proposition de loi pour imposer un rĂ©gime dĂ©rogatoire Ă internet. Il sâagit ni plus ni moins que de quadrupler le dĂ©lai de prescription pendant lequel ces actes sont attaquables en justice ! Mme Zimmermann est une dĂ©putĂ©e honorable qui fait des propositions de lois raisonnables, concrĂštes, utiles et sensĂ©es. Mais ici, on peut sâinterroger sur une telle diffĂ©rence de traitement quâelle veut instaurer entre la presse et internet, internet qui serait soumis Ă un rĂ©gime pĂ©nal plus dur. Les arguments que met en avant la dĂ©putĂ©e consistent Ă dire quâinternet "modifie en profondeur les mĂ©thodes de communication et leur portĂ©e. Nous constatons rĂ©guliĂšrement que des pratiques abusives mal encadrĂ©es par la lĂ©gislation peuvent ĂȘtre Ă lâorigine de dommages sĂ©rieux pour des concitoyens." En rĂ©alitĂ©, câest peut-ĂȘtre le cas dâun dĂ©putĂ© victime de Wikipedia Ă lâautomne 2007, qui a constituĂ© le dĂ©clenchement de cette prise de position. "La communication par internet donne un poids Ă©norme aux propos diffamatoires, peut-on lire dans la proposition soumise par Marie-Jo Zimmermann. Mais cette dispersion de lâinformation rend extrĂȘmement difficile la dĂ©couverte de ces propos par les principaux intĂ©ressĂ©s : les victimes diffamĂ©es". Il serait bien Ă©tonnant quâaujourdâhui encore des dĂ©putĂ©s ignorent le web et lâexistence de Wikipedia et il serait assez choquant que, pour protĂ©ger ces quelques dĂ©putĂ©s ou sĂ©nateurs ignorant le fait internet, ou ne se donnant pas la peine de vĂ©rifier leur popularitĂ© sur Google, on multiplie par quatre un dĂ©lai pĂ©nal ! Lâaffaire a dâabord Ă©tĂ© portĂ©e devant les tribunaux Une premiĂšre tentative a consistĂ© Ă modifier le point de dĂ©part du dĂ©lai lĂ©gal des trois mois. Dans un arrĂȘt du 15 dĂ©cembre 1995, la Cour dâappel de Paris a jugĂ© que le dĂ©lai de prescription devait courir Ă compter de la cessation de la diffusion du message. CâĂ©tait lĂ une façon dâallonger le dĂ©lai, mais aussi de faire supporter la charge de la preuve au diffuseur. Cependant, la Cour de cassation sâest opposĂ©e Ă cette interprĂ©tation et a maintenu la rĂšgle en lâĂ©tat, Ă savoir que le point de dĂ©part du dĂ©lai de prescription court Ă la date Ă laquelle le message incriminĂ© a Ă©tĂ© mis pour la premiĂšre fois Ă la disposition des utilisateurs du rĂ©seau (arrĂȘts des 30 janvier, 16 octobre et 27 novembre 2001). En 2006, elle prĂ©cisait mĂȘme que la mise Ă jour dâun site internet ne pouvait ouvrir Ă nouveau ce dĂ©lai de prescription. Pour contrer la jurisprudence de la Cour suprĂȘme, la dĂ©putĂ©e propose donc aujourdâhui dâimposer par la loi une solution dĂ©rogatoire assez radicale. Une modification lĂ©gislative a dĂ©jĂ aussi Ă©tĂ© tentĂ©e Lors de lâexamen du projet de loi pour la confiance dans lâĂ©conomie numĂ©rique, un amendement votĂ© par le SĂ©nat a repris la jurisprudence de la Cour dâappel de Paris et fixĂ© le point de dĂ©part du dĂ©lai de prescription Ă la cessation de la mise en ligne du message contestĂ©. Dans sa dĂ©cision du 10 juin 2004, le Conseil constitutionnel a cependant censurĂ© cette disposition. Le Conseil a considĂ©rĂ© que la diffĂ©rence de traitement quâelle instituait entre presse Ă©crite et communication sur internet Ă©tait excessive au regard de lâobjectif de lutte contre les dĂ©lits de presse. Et lâon ne saurait lui donner tort lĂ -dessus. Peut-on imaginer un rĂ©gime poursuivant avec autant de diffĂ©rence les contrevenants du web et les contrevenants de la presse traditionnelle ? Quand le Conseil constitutionnel Ă©voque la disproportion manifeste qui existe entre les objectifs poursuivis et le rĂ©gime pĂ©nal dĂ©rogatoire voulu, sa position rappelle celle de la Cnil qui Ă©mettait, il y a peu de temps, une sĂ©rieuse rĂ©serve sur le projet de fichier Edvige. La Cnil dĂ©clarait avec force que la poursuite du but recherchĂ© par ce fichier ne justifiait en aucune façon les atteintes aux libertĂ©s individuelles contenues dans le projet. Lâavis de la Cnil avait Ă©tĂ© purement et simplement ignorĂ© par le gouvernement. Mais le Conseil constitutionnel est une plus haute instance que la Cnil. On espĂšre quâil se fera mieux entendre... Aujourdâhui, Mme Zimmermann pense avoir bon espoir de voir aboutir sa proposition car, selon elle, le Conseil constitutionnel a ouvert une faille en nâĂ©cartant pas toute possibilitĂ© dâamĂ©nagement du dĂ©lai de prescription pour les supports Ă©lectroniques. DâoĂč ce deuxiĂšme essai quâelle espĂšre transformer. La proposition de loi vise Ă maintenir le point de dĂ©part du dĂ©lai de prescription Ă la date de la premiĂšre mise en ligne, mais dâallonger sa durĂ©e de trois mois Ă un an. En attendant de savoir ce quâil adviendra de cette proposition de loi, voici que lâon peut lire sur Wikipedia aprĂšs avoir tapĂ© "Zimmermann" dans le moteur interne du site : "Marie-Jo Zimmermann, femme politique française, nĂ©e le 29 avril 1951 Ă Creutzwald (Moselle). Elle est Ă©lue dĂ©putĂ©e le 16 juin 2002, pour la XIIe lĂ©gislature (2002-2007), dans la 3e circonscription de la Moselle. Elle fait partie du groupe UMP. Elle est prĂ©sidente de la dĂ©lĂ©gation de lâAssemblĂ©e nationale aux droits des femmes et Ă lâĂ©galitĂ© des chances entre les hommes et les femmes. Elle fut aussi candidate UMP aux Ă©lections municipales Ă Metz en mars 2008. AprĂšs avoir obtenu 16,5 % des voix au premier tour, contre 24,2 % pour le maire sortant, Jean-Marie Rausch, et 34 % pour le candidat PS Dominique Gros, elle fait une alliance avec la candidate MoDem Nathalie Griesbeck qui avait remportĂ© 14,7 % des votes et le candidat indĂ©pendant Emmanuel Lebeau, qui avait obtenu 5,6 % des votes. Au deuxiĂšme tour, Marie-Jo Zimmermann est battue. Elle remporte 23,8 % des voix contre 28,2 % pour Jean-Marie Rausch et 48 % pour Dominique Gros qui est Ă©lu maire. Depuis lâinstitution du suffrage universel en 1848, Metz avait toujours eu un maire de droite jusquâĂ cette Ă©lection." Rien dâinjurieux ni de diffamatoire lĂ -dedans, en tout cas nous lâespĂ©rons pour lâencyclopĂ©die en ligne...
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