9 May 06:34
La CGT méthodologie
voilà lanalyse que lon trouve sur le blog ou va la cgt et notamment les instructions très précises de la CGT pour la suite de la lutte des sans papiers : http://ouvalacgt.over-blog.com/article-19326885-6.html#anchorComment comme on dit : c'est sans commentaires... --------------------------------------------------------------------- FB/mb LUTTE POUR LA REGULARISATION DES TRAVAILLEURS SANS PAPIERS Argumentaire et infos pratiques à lusage de toutes les organisations de la CGT 1. Rappel de quelques éléments argumentaires: a) Les salariés « sans papiers » travaillent quasi exclusivement dans les secteurs où les conditions de travail sont très pénibles et où la pression sur les salaires est très forte : Ils ne prennent le travail de personne, ils font le travail que personne ne veut. b) Les patrons les embauchent bien souvent en toute connaissance de cause parce que, sous la menace constante de la dénonciation, ces salariés sont contraints daccepter ces mauvaises conditions de travail et de salaire et plus spécifiquement une flexibilité maximale (allongement arbitraire des horaires, pas de jours de congés, changement de planning systématique, changement et cumul de postes de travail, quelquefois même absence de salaire, ). Ils sont évidemment les premiers dont les directions se séparent en cas de difficultés économiques. Ce sont les délocalisés des branches non délocalisables. Nous ne pouvons pas accepter quil existe en France des salariés de seconde zone. Cela tire tout le monde du travail vers le bas. Il est grand temps de les aider à faire valoir leurs droits de salariés. Cest bon pour tous les salariés. c) Ils sont pour la plupart déclarés, ont des bulletins de salaire, cotisent à toutes les caisses sociales, déclarent leurs impôts et pour nombre deux en paient. Par contre, ils nont droit à rien, ni Assedic, ni Sécu, ni évidemment retraite. Cest un véritable racket qui sopère contre eux. Sils sont expulsés, où va largent ? d) Ils sont très souvent isolés dans des toutes petites entreprises, là où le syndicalisme est encore faible : pour défendre leurs droits, ils sadressent à la CGT, ce qui entraîne déjà un fort potentiel dadhésions et de lutte (plus de 1500 demandes de prise de contact, plus de 500 adhésions avec timbres payés). e) Bien quen défaut de titre de séjour, ces salariés ne sont pas pour autant sans droits théoriques. Comme le stipule le Code du travail, une fois embauchés, ils doivent être considérés comme des travailleurs à part entière (article L.341-6-1). En conséquence de quoi, ils ont aussi le droit de se syndiquer et de faire grève. f) Les salariés qui sont aujourdhui en grève font montre dun courage exemplaire. Il nest pas possible pour eux de revenir en arrière : Ils ont osé sortir de lombre et se montrer face à tous. Ils sont maintenant connus des préfectures et donc nont « nulle part où reculer ». Nous nous devons de gagner avec eux. Nous avons une responsabilité particulière par rapport à eux. Ce sont évidemment leurs dossiers qui sont dabord transmis aux préfectures pour obtenir satisfaction. 2. Modification récente du contexte : a) Certains patrons ne « savaient pas » que leurs salariés étaient en situation administrative irrégulière. Depuis le 1er juillet 2007, la loi « leur fait obligation » de transmettre aux préfectures pour vérification les papiers présentés par les nouveaux embauchés. Cette nouvelle disposition a entraîné le licenciement de centaines de salariés. Beaucoup dentre eux participent aujourdhui aux piquets de grève. b) Le gouvernement a fait paraître le 7 janvier 2008 une circulaire qui permet la « régularisation exceptionnelle » des travailleurs sans papiers à partir du moment où : - ils travaillent dans les métiers en tension, même si cest dans des métiers théoriquement « réservés » aux nouveaux salariés issus de pays membres de lUnion Européenne (150 métiers listés dans la circulaire du 20 décembre 2007) - et si leur employeur leur fait une promesse dembauche (CDI ou CDD dau moins un an). Ce sont ces quelques dernières lignes de la circulaire que nous avions considérées comme une brèche et que nous avons utilisées pour la première fois avec succès au restaurant « la grande armée » en février (dores et déjà 8 régularisations sur 9). Cest cette « jurisprudence expérimentale » de la « grande armée » que nous utilisons dans le conflit actuel. Le gouvernement pensait que ce serait les employeurs qui feraient la démarche. Cela aurait été laissé les salariés pieds et poings liés face à leur employeur et risqué des régularisations limitées à un contrat donné et à un employeur donné. Cest ce scénario que la lutte actuelle est en train de casser. Les patrons veulent régulariser pour avoir des salariés sans droits. Nous voulons au contraire la régularisation pour que ces salariés aient les mêmes droits que tous les autres salariés et prennent toute leur place dans la lutte pour le progrès social et le plein emploi solidaire. Le mouvement en cours sappuie sur toute cette réalité juridique et économique. Il est conduit par la CGT en coopération avec les associations « Droits devant !! » et « coordination des femmes Egalité ». Lannonce faite par le cabinet de B Hortefeux de possible régularisation de ces travailleurs, les nombreux reportages et émissions ainsi que le « bouche à oreille » entre salariés fait quaujourdhui dans nos unions locales, mais aussi au niveau des UD de nombreuses régions, des salariés sans papiers, quelquefois nombreux, viennent frapper à la porte de la CGT. 3. Où en sommes nous des dossiers ? a) Les dossiers qui ont dores et déjà été déposés dans les préfectures de la région parisienne sont les dossiers des grévistes et de ceux qui ont participé ou se sont montrés dans les piquets de grève b) Ce sont aussi les dossiers des grévistes de précédents mouvements (Buffalo Grill, Métal couleur, OSP, ) qui navaient pas encore été régularisés. c) Comme convenu avec le cabinet Hortefeux, nous pouvons aussi déposer des dossiers des femmes « sans papiers » qui, bien que nayant souvent pas de bulletin de paie, travaillent dans « laide à la personne ». Ces dossiers (environ 80) ont été principalement préparés par les femmes de lorganisation « Egalité » et celles de Droits devant !! Ils ont été transmis aux UD de la région parisienne. Les dossiers seront déposés avant la fin de la semaine dans les préfectures. Pour le moment, les préfectures nont au mieux quune « préliste ». d) Nous avons enfin déposé les listes (mais pas les dossiers) de salariés individuels que nous avions « en réserve» dans nos UL et UD de la région parisienne. e) Au global, cest environ 1000 dossiers et prélistes, concernant 5 préfectures dIle de France ont été déposés. Nous nen déposons pas dautre pour le moment : il faut déjà régler positivement ceux-là. 4. Que devons-nous dire aux salariés « sans papiers » qui viennent dans nos permanences ? 1) Rappeler que le mouvement en cours est un mouvement de grève : Des travailleurs sont en grève et occupent leur locaux. Nous privilégions laction collective, là où elle est possible, cest à dire si au moins 5 salariés peuvent ensemble se mettre en grève. Pour le moment, ne pas commencer de mouvement de grève pour régularisation dans une nouvelle entreprise ! Mais si des salariés viennent en groupe dune même entreprise, noter le nom, les coordonnées et le type dactivité de lentreprise (restauration, hôtellerie, construction, sécurité, ), les coordonnées (téléphone portable) des salariés ; Proposer la syndicalisation à ces salariés. Leur dire de se tenir prêts. Une forte logistique syndicale locale est à réfléchir et à construire pour permettre le succès. Prévenir la coordination du mouvement, mais ne donner en aucun cas le nom et les renseignements concernant cette entreprise par téléphone ou internet. 2) Pour les salariés individuels, insister sur le fait que nous ne déposons aucun autre dossier avant davoir les retours des préfectures concernant ceux qui le sont déjà. Il est extrêmement important de ne pas contribuer à faire connaître aux autorités des salariés individuels qui, aujourdhui, ne sétant pas mis en grève sont toujours dans lombre. Pour ces dossiers dindividuels, ce sera une deuxième vague. 3) Pour garder le lien avec les travailleurs « sans papiers » qui, suite à ce mouvement, prennent contact avec la CGT, nous proposons, quelle que soit la région, quils remplissent un bulletin type « contact et syndicalisation » avec leurs coordonnées et en particulier leur numéro de téléphone portable, le nom et ladresse de lentreprise. Ces éléments sont à garder en lieu sûr et ne doivent être évidemment communiqués à aucun tiers. 4) Pour que nous ayons les éléments sur le volume et la qualité des demandes qui nous ont transmises, il est nécessaire également détablir une liste avec uniquement nom, prénom, domaine dactivité (restauration, hôtellerie, nettoyage, construction, sécurité, services à la personne, ) 5) Rien nempêche évidemment que ces travailleurs puissent dores et déjà se syndiquer. 6) Etant donnée la répression actuelle, rappeler partout quaucun salarié « sans papiers » ne doit se rendre seul en préfecture ! Même si lemployeur a fait une promesse dembauche ! 7) En ce qui concerne leur dossier de régularisation à venir, comme pour nimporte quel dossier de régularisation par le travail, ils devront comporter : a. 3 feuilles de paye ou à défaut tout document attestant de leur présence effective dans lentreprise. b. le contrat de travail ou à défaut une promesse dembauche signée par lemployeur. c. une photocopie du passeport d. une photocopie du ou des visas dentrée sur le territoire français ou a défaut une attestation sur lhonneur de la date dentrée sur le territoire. e. ces dossiers doivent être stockés et mis en lieu sûr en attendant quil soit possible de les utiliser. 8) Aucun autre document nest nécessaire pour ces dossiers : les volumineux dossiers prouvant par exemple le séjour de longue durée du salarié sur le territoire national nest pas utile. De même pour ce qui concerne lattestation dhébergement ou déventuels liens familiaux. Nous attendons un retour sérieux des préfectures pour la fin de cette semaine. Nous ferons ensemble le point et analyserons la nouvelle situation créée à la réunion des UD et FD du lundi 5 mai de 14h à 17 h, salle 13, Noyau B, RDC Haut, à la confédération. Chacun pourra évidemment venir avec les questions qui nont pu être abordées dans cette note, et, ce qui est fondamental pour le succès de ce mouvement, avec ses propositions concernant la mise en commun de nos forces là où elles sont (ou seront) nécessaires. NB : Une ligne budgétaire a été ouverte à la confédération pour permettre la solidarité financière avec les grévistes. Envoyer les chèques à la CGT, 263 rue de Paris, 93516 MONTREUIL Cedex, à lordre de « CGT/solidarité salariés sans papiers) Francine BLANCHE Raymond CHAUVEAU Secrétaire de la CGT Coordination du mouvement _____________________________________________ ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers * abonnement/desabonnement via le web a <http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/zpajol/> * abonnement par mail : ecrire a zpajol-on@... * desabonnement par mail : ecrire a zpajol-off@... * archives : <http://news.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol>
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