françoise riou (org | 21 Mar 21:09

Dépêche AFP : il n'y a pas eu d'accord patronal avec les syndicats sur la grève des sans papiers


Objet : FW: Dépêche AFP : il n'y a pas eu d'accord patronal avec les
syndicats sur la grève des sans papiers

Encore un mensonge de la CGT et de ses alliés, par ailleurs complètement
inactifs sur le terrain (CFDT, UNSa.... ) : les patrons contestent un accord
entre leurs organisations (CG PME ET ETHIC) et la CGT et les fameux alliés..
Pourquoi mentir ? Pourquoi ne pas exposer les faits, simplement les faits :
ci joint rectification des patrons cités par la CGT, relevées par l¹AFP, qui
n¹ont jamais signé le fameux texte commun proposant des conditions
cumulatives de régularisation, tout en admettant avoir participé à la
réunion du 3 mars...

Pourquoi cette nécessité permanente du mensonge sur le combat des
sans-papiers, du côté de la CGT, via F. Blanche (voir site CGT) ?
Pourquoi affirmer ce qui n¹est pas ?

Autre question : où sont donc les fameux 6000 sans papiers en grève ?
Je vous invite à tenter de faire le tour des sites réels encore occupés par
des sans-papiers grévistes ( ...et bien cachés sur le site CGT ; pour cause
: ils n¹existent pratiquement plus ... ) La vérification est facile, les
conclusions évidentes.

Une autre  question : on insiste beaucoup à la CGT sur la solidarité
financière : où va l¹argent collecté que la CGT nous supplie de verser ?...
Qui s¹en sert ? Dans la mesure où les 6000 sans papiers en grève n¹existent
pas ou plus (ont-ils jamais été 6000 ?).
LA QUESTION EST : QUE FAIT LA CGT AVEC LA SOLIDARITÉ FINANCIÈRE VERSÉE PAR
DES MILITANTS HONNETES ET DÉVOUÉS ???

A combien se montent les sommes collectées  ? ?
Qui en a vu la couleur ?
A quels sans papiers a-t-il été distribué des subsides ?

On constate sur le site de la CGT que cette fameuse ³solidarité financière²
arrive en premier plan, mais qu¹aucune information ne circule sur les sites
en grève ; en fait inexistants sauf à quelques endroits ...

Une dernière interrogation et, de taille : il ya eu une circulaire, fin
novembre, certes, aux effets limités mais bon... La règle a toujours été,
dans la lutte des sans-papiers : on prend tout ce qu¹on peut prendre et rien
n¹empêche de continuer à se battre pour aller au delà..

Le problème, présentement, c¹est que cette circulaire Besson du 24 novembre
ne sera applicable que jusqu¹à sa prochaine loi, laquelle arrive à grands
pas.

Empêcher les sans papiers de déposer leurs dossiers lorsque leur situation
répond aux critères de la circulaire révèle une parfaite méconnaissance des
règles juridiques (notamment une circulaire est largement inférieure à une
loi : règle de la hiérarchie des normes), et un total mépris, une totale
indifférence en fait pour le sort des sans-papiers.

En effet, dès que la nouvelle loi Besson va être votée, la circulaire sera
caduque...
Et donc, là où l¹on pouvait espérer la régularisation de sans papiers
entrant dans le champ de la circulaire, on n¹aura rien et quand la loi
arrivera, ce sera bien évidemment impossible d¹invoquer la dite
circulaire....

Ce qui revient à dire que ces sans papiers, (même s¹ils sont loin d¹être
6000), qui ont fait grève, en toute confiance envers la CGT et ses ³alliés²,
lorsqu¹ils auront eu l¹autorisation par la CGT d¹aller déposer leurs
dossiers : eh bien ils constateront qu¹il est trop tard, et que seule
s¹applique la nouvelle loi, qui sera forcément bien plus restrictive.

Quel gâchis ! Quelle honte pour la CGT et ceux qui la soutiennent !
Je ne parle même pas des syndicats signataires des différents textes
mensongers, tels que la CFDT et l¹UNSA, puisque eux sont totalement absents
du mouvement.

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Dépêche AFP du 12 mars :

 "Il n'y a pas de réunion envisagée sur le sujet", a fait savoir à l'AFP
l'entourage du ministre Eric Besson.

 "Si Mme de Menthon (la présidente du mouvement patronal Ethic) veut être
reçue par Eric Besson, elle le sera. Quant aux syndicats ils ont été reçus à
de nombreuses reprises ce qui a débouché sur la circulaire du 24 novembre
qu'on ne changera pas", a-t-on ajouté de même source.

 Depuis mi-octobre, environ 6.000 sans papiers, dont 1.500 intérimaires, se
sont mis en grève pour exiger des critères clairs de régularisation par le
travail, avec le soutien de onze syndicats ou associations, dont la CGT,
CFDT, Unsa, Sud et la FSU. Une circulaire envoyée aux préfets le 24 novembre
2009 n'a pas mis fin au conflit.

 Le 3 mars, plusieurs dirigeants patronaux (Ethic, Veolia Propreté, CGPME)
se sont saisis du problème et ont examiné avec les syndicats un texte
commun, rendu public en début de semaine, proposant des "conditions
cumulatives de régularisation" pour les salariés étrangers ayant la preuve
de leur activité salariée chez un ou plusieurs employeurs depuis au moins
douze mois.

 Les parties prenantes à la réunion ont demandé à rencontrer le ministre du
Travail Xavier Darcos, qui a renvoyé sur le ministre de l'Immigration, qui à
son tour, a sondé les organisations patronales.

 "On a reçu des courriers de Veolia Propreté et de la CGPME qui sont
limpides et se désolidarisent complètement du texte. La CGPME indique
qu'elle ne cautionne au aucun cas le document et elle ne demande pas de
rendez-vous", a déclaré vendredi l'entourage de M. Besson.

 Le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, a confirmé la
participation de son organisation à une réunion de concertation le 3 mars.

 "Pour autant, notre organisation ne cautionne en aucun cas le document que
vous évoquez", a écrit M. Roubaud au ministre et "il n'est donc pas dans
notre intention de parapher ce texte, simple base de travail qui ne reflète
pas notre position".

 Selon le texte de son courrier transmis par la CGPME et par le ministère à
l'AFP, "laisser notamment entendre que le BTP, l'hôtellerie-restauration, le
gardiennage, le nettoyage et le travail temporaire emploient des étrangers
sans titre de séjour, et ce au nom d'une soi-disant +réalité économique+ est
une contre-vérité inacceptable".

 "Il n'en reste pas moins qu'une difficulté existe pour certaines
entreprises, heureusement peu nombreuses, qui brutalement découvrent
qu'elles emploient, en toute bonne foi, des salariés s'étant fait embaucher
sur la base de faux papiers", ajoute le président de la CGPME.

 Dans un entretien à l'AFP, la vice-présidente de la CGPME Geneviève Roy a
également indiqué que le texte examiné le 3 mars avec les syndicats était un
"projet méritant encore négociation, en présence de l'Etat. "S'il y a une
table-ronde, nous irons et j'espère que cela se fera", a-t-elle ajouté.

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