30 Aug 22:39
4 septembre : l'ordre républicain et le négationnisme à l'oeuvre ! que font les "socialistes" ? que fait Aubry ? : De compromission en compromission, où quand il faut signer à tout prix
Mille excuses: j'avais envoyé en html De compromission en compromission, où quand il faut signer à tout prix n'importe quel texte, et remettre en selle des "partenaires", quitte à devoir gerber en loucedé Où va-t-on s'arrêter ? ------------ Qui a eu l’idée de cette manifestation pour commémorer , je cite « Le nécessaire respect de l’ordre public » « Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle. » Cette république qui a massacré les Communards, déporté les Polonais par trains entiers , procédé au fichage systématique des Tziganes, les a enfermés ( ce qui a permis aux Nazis de les exterminer), raflé les Juifs (exterminés eux aussi) , parqué les Républicains espagnols, emprisonné les communistes, donné les pleins pouvoirs à Pétain... C’est cela, l’ Ordre républicain…. La liberté, égalité, fraternité de cette république qu’ils veulent célébrer ! La mémoire courte, la volonté d’effacer les luttes ouvrières, le négationnisme à l’œuvre ? http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3787 http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3206 --------------- pour ce qui est des « socialistes » qui appellent eux aussi à cette manifestation, rien que la semaine dernière : à Harnes (62) , la sénatrice maire "socialiste" d'Annay sous Lens ( 62) n’a pas ces scrupules ------------------ Harnes : seize Roms placés en garde à vue hier matin mercredi 18.08.2010, 05:07 - La Voix du Nord Le camp des Roms, installé à la limite entre Harnes et Loison, hier après-midi. C'est un terrain boueux. On y accède par la rue du 10-Mars à Loison-sous-Lens. Il faut emprunter ... un mauvais chemin. Un étang de pêche se trouve à quelques centaines de mètres de là. Le camp des nomades, situé à la limite entre Harnes et Loison-sous-Lens, est habité par trente-six personnes, tous de Roumanie. Une quinzaine de caravanes leur servent de maison. La majorité sont des Roms. Mais pas tous. Hier matin, la police aux frontières a fait une descente dans ce camp. Seize hommes et femmes ont été interpellés et placés en garde à vue. Ils ont été laissés libres hier en fin de journée. Ils ont un mois pour quitter la France. L'autre moitié des nomades sera interpellée ce matin, selon la préfecture. « On n'a pas arrêté tout le monde en même temps pour que les enfants puissent être gardés », explique-t-on côté préfectoral. Hier après-midi, Elena, 30 ans, faisait partie des personnes qui n'avaient pas été arrêtées. Elle s'exprime dans un bon français, ce qui facilite la discussion. « La police est arrivée à 7 heures. Ils ont pris les papiers de tout le monde. » Selon elle, dix à onze hommes ont été interpellés. « Ça fait un an qu'on est ici. On bouge à Harnes, Noyelles-sous-Lens, Sallaumines... Les policiers nous ont dit que ce terrain est privé. » Ce terrain, justement, selon la préfecture, appartient à la mairie d'Annay. « La commune a déposé une plainte pour occupation illicite d'un terrain lui appartenant », explique un communiqué de la préfecture. Elena reconnaît qu'ils vivent tous de la manche. On les voit parfois demander une pièce sur le parking de la République à Lens. « On n'est pas des voleurs, pas des criminels. On ne boit pas d'alcool. » Le long de la RN17, à l'entrée d'Harnes, des Monténégrins sont installés dans un autre camp de fortune. « Les policiers nous ont demandé , explique un des occupants, de quitter l'endroit cette semaine. » SÉBASTIEN ROSELÉ http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lens/actualite/Secteur_Lens/2010/08/18/article_harnes-seize-roms-places-en-garde-a-vue.shtml ---------------------- pas plus que la municipalité « socialiste » de Mons en Baroeul(59) À Mons-en-Baroeul, des Roms, délogés d'un camp le matin,refoulés de la mairie au gaz lacrymogène vendredi 27.08.2010, 05:10 - La Voix du Nord Hier soir, les Roms se sont vu accorder le droit de passer une (seule) nuit à la Cité scientifique, à Villeneuve-d'Ascq. Hier soir, une douzaine de familles roms expulsées d'un camp ... , le matin même à Mons-en-Baroeul (près de Lille), ont été délogées de l'hôtel de ville par la police qui a dû employer des gaz lacrymogènes. Les 76 Roms (dont 46 enfants) étaient venus réclamer un terrain pour y planter leurs tentes. Des tentes qu'ils ont récupérées après moult péripéties. Elles avaient été démontées et emballées lors de l'expulsion, sous le contrôle d'un huissier, pour ensuite être stockées dans un bâtiment de LMCU (Lille Métropole communauté urbaine). Après les échauffourées avec les policiers, les membres de la communauté se sont réfugiés sur un parking jouxtant la poste de Mons-en-Baroeul. Le père Arthur et des membres du collectif Solidarité Roms leur ont distribué de la nourriture. Ordonnance du tribunal Le matin à six heures, l'évacuation du camp installé sous le passage du métro aérien depuis quelques mois s'était déroulée dans le calme. L'intervention résulte d'une ordonnance du tribunal de grande instance de Lille du 26 juillet. Le tribunal avait été saisi par la communauté urbaine de Lille au motif d'une « occupation illicite d'un terrain privé ». Le matin, le campement comprenait 17 tentes, 24 le soir. • FRANÇOIS FLOURENS -- ------- C’est si loin de Lille, fief d’Aubry ???? ( Annay : 30km ; Mons : 4 km) ci-dessous, pour ceux qui ont la mémoire opportunément courte, un article de l’OCL ---------------------------- A propos des manifestations du 4 septembre 2010 Ne soyons pas amnésiques Tract de l’OCL vendredi 27 août 2010 La date du 4 septembre pour cette manifestation antiraciste unitaire, a été choisie parce qu’elle coïncide avec le 140e anniversaire de la fondation de la Troisième République qu’il faudrait « fêter », selon les initiateurs de l’appel « citoyen » : « Non à la politique du pilori ». Curieusement, jusqu’ici aucun des historiens ou des intellectuels qui fustigent Nicolas Sarkozy pour sa manipulation ou son ignorance de l’Histoire n’a fait remarquer que la Troisième République a été fondée sur le sang des Communards, les persécutions, les condamnations à l’exil, au bagne et à la prison, quand ce n’était pas le poteau d’exécution décidé par les conseils de guerre qui siégeront pendant les quatre premières années de la Troisième République ou les cours prévôtales qui fusillaient les hommes et les femmes pris les armes à la main. Les rédacteurs et les 30 000 signataires de l’appel "Non au pilori" ont complètement oublié les 20 000 morts de la Commune de Paris, les 38 000 arrestations, les 50 000 jugements qui se poursuivront jusqu’en 1877, les 4000 personnes expédiées au bagne, le tout pour quoi ? Pour célébrer, le 4 septembre 2010, la Troisième République des bourreaux du peuple parisien. Le citoyennisme, qui est l’idéologie dominante à gauche, est décidément bien un négationnisme (à peine dissimulé) de l’histoire du mouvement ouvrier et de ses combats, comme de la politique de la République. Ne soyons pas de ceux qui oublient que la politique actuelle vis-à-vis des Roms en général, comme la menace vis-à-vis de la perte de la nationalité, se situe en fait dans le droit fil de la tradition républicaine. Ceux qui prétendent le contraire et en appellent à cette tradition contre Sakozy sont des menteurs ou des ignorants. Cela fait plus de 200 ans que la République n’accorde pas les mêmes droits à tous ses « citoyens » et en particulier à ceux qu’elle nomme depuis 1978 les « gens du voyage » pour échapper à l’accusation de racisme. Ce 4 septembre 2010, si nous descendons dans la rue contre ce pléonasme (faussement) naïf qu’est la « xénophobie d’Etat » (tout Etat tend à être xénophobe), rappelons au moins le nom des communards et des pétroleuses ! N’oublions pas qui était Adolphe Thiers, le chef des Versaillais, celui qui a lancé 130 000 soldats contre les ouvriers et les artisans parisiens, le premier président de cette Troisième République qui a commencé aussi mal qu’elle a fini et que nos citoyennistes de la gauche sans mémoire voudraient que nous "fêtions" en enterrant une seconde fois les Communards. Souvenons-nous qu’après la Commune, des conseils de guerre fusillant les Communards en septembre 1870 aux pleins pouvoirs votés à Pétain en juillet 1940 par les trois-quarts des députés socialistes, des « lois scélérates anti-anarchistes » au « Carnet B » destiné à emprisonné tout opposant à la boucherie de 1914, des massacres coloniaux aux couvre-feu imposés aux Algériens en France qui débouchèrent sur le massacre de 1961, des fichiers de l’immigration les plus sophistiqués de la planète aux lois restreignant (déjà) les droits des immigrés aux carnets antromométrique pour les « gens du voyages », la Troisième République et sa suivante la quatrième, ont une belle continuité que les sans-mémoire de la gauche célèbrent en toute bonne (in)conscience ! Toutes ces mesures, et il y en a bien d’autres, furent des mesures légales prises dans le cadre constitutionnel qui « assure l’égalité de tous les citoyens ». Mais il ne s’agit pas seulement d’Histoire mais aussi de présent. Derrière cette amnésie se cachent à peine un objectif et une stratégie pour préparer 2012 et un grand front républicain destiné à remettre au pouvoir, à la place de l’actuel, ceux qui ont toujours mené les mêmes politiques sur tous les plans y compris celui de l’immigration, du racisme et du sécuritaire. Pour ce faire on nous refera le coup de la montée du fascisme et du racisme, comme en 2002, alors que précisément si la droite est aussi arrogante c’est parce que les 80 % que lui ont accordé alors les votants ont eu valeur de quitus pour mener à bien cette offensive politique au service du patronat et des grands groupes financiers. Il est particulièrement significatif que quelques jours après ce 4 septembre aura lieu la manifestation sur les retraites (alors que tout est déjà joué sur ce terrain, sans combattre). On sait pourtant que le seul moyen d’enrayer le racisme et le fascisme c’est précisément le développement de grands mouvements sociaux. Il ne faut pas mélanger les choses, nous dit-on… Eh bien si, justement il faut les mélanger et les mélanger encore. Ne marchons pas dans la combine. Nous ne chasserons pas Sarko pour mettre le PS à sa place, pas plus que n’importe qui. Nous ne serons pas amnésique vis-à-vis des années de plomb que furent les années Mitterrand que l’on voudrait nous faire oublier. Oublions seulement nos nationalités et construisons un internationalisme contre les patrons, contre le capitalisme, pour le communisme. _____________________________________________ ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers * abonnement/desabonnement via le web a <http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/zpajol/> * abonnement par mail : ecrire a zpajol-on <at> rezo.net * desabonnement par mail : ecrire a zpajol-off <at> rezo.net * archives : <http://news.gmane.org/gmane.politics.activism.zpajol>
RSS Feed